La Commission Carrière, Emploi, Formation du Club des Directeurs de Sécurité et de Sûreté des Entreprises (CDSE) publie son étude sur la filière Sécurité-Sûreté Corporate* (SSC). Le constat est clair : pour assurer la « sécurité globale » en entreprise, la filière des métiers SSC doit se consolider pour affronter des défis de plus en plus complexes.

Aux menaces protéiformes, il faut apporter une réponse globale. C’est la règle d’or que l’on peut établir après la lecture de cette étude sur la filière Sécurité-Sûreté Corporate* (SSC).

« Face à la diversification des menaces et des risques (cyber, terrorisme, géopolitique), les enjeux de sécurité et de sûreté doivent être intégrés pleinement à la stratégie des entreprises. Cette diversification s’accompagne d’une complexité croissante, qui accentue le besoin de spécialisation et d’expertise des métiers de la filière », explique le CDSE.

Créée il y a plus de 30 ans, cette association loi de 1901 rassemble plus de 110 entreprises européennes et institutions publiques des entreprises privées et publiques représentées au sein du club par leur Directeur Sécurité / Sûreté ou fonctions équivalentes.

Le constat du CDSE rejoint celui de la Délégation ministérielle aux industries de sécurité et à la lutte contre les cybermenaces (DMISC). Publiée en juin dernier, la deuxième édition de l’état de la menace liée au numérique précisait : « Aucun secteur économique n’est à l’abri. Les secteurs bancaire et financier constituent des cibles de choix pour les hackers, tant en raison des flux monétaires générés que des données sensibles de leurs clients ; il en est de même du secteur de la santé, très producteur de données ».

Les points-clés de l’étude du CDSE :

    • La direction SSC évolue vers un positionnement d’anticipation, de prévention, de protection et de création de valeurs, en véritable partenaire business
    • Dans 74 % des cas, la direction SSC est rattachée à la direction générale ou au secrétariat général
    • Que ce soit au sein des entreprises ou auprès d’acteurs institutionnels externes (États, collectivités, ambassades), la direction SSC multiplie les interactions et doit adapter son positionnement1

Le volet sûreté doit être renforcé afin d’améliorer la culture sécuritaire des collaborateurs. Une meilleure communication est indispensable pour que tout le monde se sente concerné en s’identifiant aux différents risques.

C’est la raison pour laquelle, la structuration de la filière passe par l’exigence d’une connaissance profonde de l’entreprise, une expertise métier élevée, des expériences opérationnelles et transverses.2

Mais la représentation féminine est très faible. La majorité (83 %) des emplois des directions SSE sont confiés à des hommes qui ont plus de 50 ans dans plus de 52 % des cas.

Cette étude a permis au CDSE de créer un référentiel des métiers de la SSC, répartis en 12 fonctions identifiées, de la gouvernance au conseil ou au déploiement opérationnel (voir infographie ci-dessous). Pour le CDSE, ce référentiel inédit doit permettre de faire émerger un positionnement collectif de la filière, au service de la « sécurité globale » des entreprises.

*Étude sur la filière Sécurité-Sûreté Corporate : enquête statistique par questionnaire auprès de 187 répondants issus d’entreprises membres du CDSE dotées d’une direction Sécurité-Sûreté Corporate (SSC) en France, suivie de 30 entretiens avec des acteurs de la filière Sécurité-Sûreté en entreprise

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