De tous les outils inventés par les êtres humains, l’IA est celui qui brouille le plus les repères en entreprise. L’IA nécessite des compétences techniques, mais aussi des qualités humaines qui devront être prises en compte par la RH dans les programmes de formation des futurs cadres.

L’intelligence artificielle dans le domaine des RH est l’un des sujets les plus brûlants dans les entreprisesd’aujourd’hui. La révolution numérique, qualifiée également de quatrième révolution industrielle, est à l’origine d’un impact transformateur qui va toucher tous les métiers de l’entreprise. Elle engendre l’apparition de nouveaux métiers comme ceux de Chatbot master, de Datascientiste ou d’ingénieur en IA.

Selon un rapport du Forum économique mondial, plus d’un tiers des compétences que nous estimons essentielles aujourd’hui auront changé dans les cinq ans à venir. D’après les augures technologiques, d’ici quelques années les employés partageront leur travail avec des intelligences artificielles et leurs bureaux avec des robots. Comment dans ce cas rester à l’avant-garde en développant son entreprise dans un monde en chambardement continu ?

Le manque de compétences coûte cher aux entreprises

Toutes les études le confirment : un grave manque de compétences sévit dans les nouvelles tendances technologiques, l’IA en particulier. De plus, l’absence de ces compétences et les difficultés à les trouver ont un coût. Selon une étude réalisée par McKinsey et citée dans un rapport de l’OCDE, « les entreprises laissent chaque année entre 800 et 1 000 milliards de dollars sur la table, faute d’employés possédant les compétences nécessaires ». Selon une enquête du Wall Street Journal, environ 90 % des cadres interrogés disent avoir de la difficulté à trouver ces compétences.

Alors que faire ? La première pensée qui vient à l’esprit spontanément est d’adopter une démarche qui favorise l’apprentissage et la formation continue afin d’acquérir les compétences dont l’entreprise a besoin. Une démarche qui peut être prise en main avec succès par la DRH, mais les compétences techniques ne suffisent pas. Elle devra aussi chercher d’autres qualités chez les candidats.

Intégrer le paradigme du changement pour mieux s’y adapter

Contrairement aux chefs d’entreprise, la DRH est plus sensible à une pensée ouverte et créative, qui s’adapte mieux aux exigences du travail avec l’intelligence artificielle. En effet, seule l’ouverture d’esprit peut s’accommoder des circonvolutions surprenantes que peut prendre l’IA dans ses « raisonnements ». L’exemple l’IA ayant battu le meilleur joueur de Go est un cas d’école : en effectuant un mouvement complètement inattendu, et qui a surpris et dérouté le meilleur joueur du monde, l’IA a gagné. Il s’est avéré, après analyse, que ce mouvement était parfaitement calculé pour s’insérer dans une stratégie globale à laquelle un humain n’aurait jamais pensé.

D’où l’importance d’avoir un personnel ouvert et de diverses origines, capable de penser hors des chemins conventionnels. Dans un article publié par Forbes, des dix qualités qu’il faut pour l’ère de l’IA, la créativité vient en premier, suivie par l’intelligence émotionnelle et l’esprit d’analyse critique. Viennent ensuite les qualités de communication interpersonnelles, l’ouverture à la diversité culturelle et la maîtrise des technologies.

« En raison de la rapidité du changement dans le futur milieu de travail, explique l’expert de Forbes, les collaborateurs devront faire preuve d’agilité et être en mesure d’accepter et de célébrer le changement ». Ils devront non seulement faire preuve de souplesse, mais aussi s’adapter au changement de compétences. « Une compétence essentielle au cours de la 4e révolution industrielle sera la capacité de voir le changement non pas comme un fardeau, mais comme une occasion de grandir et d’innover », conclut l’article.

Sources : diverses

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