Nos impression au retour de VivaTech, qui aura accompli l’exploit durant 3 jours de transformer Paris en capital de la high-tech et des startups.

La nouvelle édition de VivaTech est un succès, les exposants sont nombreux, la fréquentation massive, et la vitrine alléchante. La recette se veut simple : associer une (très) riche boîte de com au carnet d’adresse bien rempli à un média économique de premier plan et une thématique d’actualité sexy en diable. Autrement dit Publicis, Les Échos et les technologies numériques.

L’organisation de la manifestation tourne autour d’un montage pyramidal subtile et efficace : en haut un géant qui invite d’autres géants, des technologies, de l’innovation, de la politique également. A l’étage suivant, des thématiques occupées par des grands de l’industrie qui se chargent en majorité de l’étage en dessous, les 8000 startups présentes, incubées ou partenaires, heureuses de profiter de l’aubaine. Et tout en bas de l’échelle des visiteurs enthousiastes qui se régalent de robots, de lunettes 3D, d’algorithmes, de projets à faire rêver et d’autocollants.

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Tout cela crée une immense foire aux technologies, aux startups, aux projets… Il faut subir l’inévitable queue qui s’allonge pour pénétrer ce nouveau temple de la technologie, dont la prétention est de devenir « le CES de l’Europe ». Et écouter dans la longue file les discussions qui tournent soit autour des « Tu as vu Macron ? », « Tu as vu Zuck ? » (Zuckerberg bien sûr !), « Tu as vu la voiture qui vole ? », « Et le robot à l’entrée, c’est qui qui le pilote ? » ; soit autour des levées de fonds (véridique et constaté plusieurs fois).

En réalité, tout cela donne le ton de la manifestation, clairement tournée vers les innovations et portées par quelques grands acteurs du marché et leurs écosystèmes, et les 8000 startups anoncées. C’est certes d’une grande richesse, mais également particulièrement frustrant car si de nombreuses pépites s’exposent, elles se révèlent difficiles à repérer et parfois à approcher. C’est peut-être là qu’est le principal défaut de VivaTech - si l’on fait abstraction des files d’attente, des bouchons qui accompagnent la visite des ‘célébrités’, et de cette pratique systématique de l’anglais, même lorsque intervenants et publics sont Français... – trop de richesse qui échappent à notre attention portent la frustration que nous sommes nombreux à ressentir en quittant ce lieu.

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< Notre ami magicien (SAM) et son robot (SIA).

Mais ne gâchons pas notre plaisir. Alors que depuis quelques années ils boudent les salons traditionnels, ou s’y exposent en catimini, de nombreux grands acteurs de l’informatique et des technologies ont répondu ‘présent’, ainsi que leurs boss. Citons Ginni Rometty, la CEO d’IBM, Satya Nadella, le CEO de Microsoft, Mark Zuckerberg, le CEO de Facebook, ou Data Khosrowshahi, le CEO d’Uber. Ou encore la présence de BNP Paribas, Google, Orange, La Poste, LVMH, EDF, Thales, Vinci, Total, Cisco, Valeo, Airbus, SNCF, TF1, etc.

Le visiteur remarque inévitablement les contrastes entre le sérieux de ces géants de l’industrie qui exposent leurs écosystèmes et leurs programmes pour attirer les jeunes pousses prometteuses dans leurs domaines - à l’exemple de notre partenaire HPE qui nous a précédemment exposé sa stratégie d’accompagnement des startups françaises (lire « HPE Start-Up : les experts de HPE parrainent les jeunes pousses » ) -, à la recherche des professionnels qui se cachent parmi les visiteurs en majorité très jeunes, et d’autres exposants plus petits où l’on cherche plutôt à séduire pour obtenir de la visibilité et recueillir l’approbation du plus grand nombre.

N’oublions pas surtout ces technologies et ces innovations qui s’exposent et se démontent, parfois pour la première fois, à l’exemple, toujours chez notre partenaire, de cette informatique HPC qui a rejoint la station ISS, afin de tester une informatique de pointe dans l’espace qui accompagnera les futurs missions sur la Lune, sur Mars ou plus loin encore. Nous y reviendrons tant ce projet est ambitieux pour l’Homme. Notons la présence à profusion des robots, sous toutes formes. Ou encore cet incroyable concept de voiture/taxi volant exposé par Airbus.

Le succès par les chiffres, les politiques et les speakers

Plus de 100.000 visiteurs ont participé aux 3 jours de VivaTech, qui ont pu rencontrer 1.800 startups exposantes ou en pitch, 1.900 investisseurs et des milliers de dirigeants, et 1.900 journalistes du monde entier.

Un attrait très politique également, Viva Technology a reçu la visite inaugurale du Président de la République Emmanuel MACRON, qui avait rencontré la veille les grands leaders français et internationaux de la technologxie pour le sommet Tech For Good. Il était accompagné par le Président de la République du Rwanda, Paul KAGAME.

Par ailleurs, une partie du gouvernement s’était donné rendez-vous sur l’évènement, confirmant son positionnement ‘à part’ et très médiatique : Elisabeth BORNE, ministre des Transports ; Benjamin GRIVEAUX, Secrétaire d’État auprès du Premier Ministre, Porte-parole du Gouvernement ; Bruno LE MAIRE, Ministre de l’Economie et des Finances ; Jean-Baptiste LEMOYNE, Secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ; Florence PARLY, Ministre des Armées ; Muriel PÉNICAUD, Ministre du Travail ; Marlène SCHIAPPA, Secrétaire d’État auprès du Premier Ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes ; Frédérique VIDAL, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Sans oublier Mounir MAHJOUBI, Secrétaire d’Etat chargé du Numérique, qui s’est installé à VivaTech pendant les 3 jours avec son Cabinet.

François BONNEAU, Président de la Région, Centre Val de Loire ; Anne HIDALGO, Maire de Paris ; Renaud MUSELIER, Président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur ; Patrick OLLIER, Président de la métropole du Grand Paris ; Valérie PÉCRESSE, Présidente de la Région Ile-De-France, étaient également présents.

Du côté des personnalités internationales : Robert DAVIES, Ministre de l’Industrie, Afrique du Sud ; Bruno NABAGNE KONE, Ministre de la Communication, de l’Économie Numérique et de la Poste, Côte d’Ivoire ; Moulay HAFID EL ALAMI, Ministre de l’industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique, Maroc ; S. ISWARAN, Ministre du Commerce et de l’Industrie, Singapour ; Mikael DAMBERG, Ministre des Entreprises et de l’Innovation, Suède ; Mauro DELL’AMBROGIO, Secrétaire d’État pour la formation, Suisse ; Cina LAWSON, Ministre des Postes et de l’Économie numérique, Togo ; Anouar MAAROUF, Ministre des nouvelles technologies de l’information, Tunisie ; Matthew HANCOCK, Secrétaire d’État au Numérique, RoyaumeUni ; Louise MUSHIKIWABO, Ministre des affaires étrangères, Jean de Dieu RURANGIRWA, Ministre des technologies de l’information et de la communication, Rwanda et pour le Rwanda Development Board, Clare AKAMANZI ; Pierre Moscovici, Commissaire européen.

Enfin, du côté des grands speaker : Mark ZUCKERBERG, Fondateur, Chairman et CEO, Facebook ; Ginni ROMETTY, Chairman, President et CEO, IBM ; Satya NADELLA, Chief Executive Officer, Microsoft ; Dara KHOSROWSHAHI, CEO, Uber ; Eric SCHMIDT, Technical Advisor & Member of the Board, Alphabet Inc. ; Chuck ROBBINS, Chairman and CEO, Cisco ; Bill McDERMOTT, CEO, SAP ; Stewart BUTTERFIELD, CoFounder et CEO, Slack ; Frédéric MAZZELLA, Founder and President, BlaBlaCar ; Stéphane RICHARD, Chairman et CEO, Orange ; Isabelle KOCHER, CEO, Engie ; Bernard ARNAULT, Chairman et CEO, LVMH ; Patrice CAINE, CEO du Groupe Thales ; Florent MENGAUX, CEO de Michelin ; Jean-Paul AGON, CEO de L’Oréal ; Jacques ASCHENBROICH, CEO de Valeo ; Isabelle FALQUE-PERROTIN, Présidente de la CNIL.

Le prochain rendez-vous VivaTech est fixé du 16 au 18 mai pour une quatrième édition.

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