Selon une enquête de Deloitte, 72% des salariés français sont intéressés par l’intrapreneuriat, en particulier les jeunes diplômés puisque 1 sur 2 a pour projet de créer son entreprise.

Si l’intrapreneuriat semble être un concept assez simple, sa définition se révèle en réalité plus complexe. Ainsi Wikipedia nous propose deux définitions :

  • « Le processus par lequel un ou plusieurs individus, en association avec une grande entreprise à laquelle ils appartiennent, créent une nouvelle organisation - cette organisation peut rester intégrée à l'entreprise ou être une spin-off. »
  • « L'ensemble des démarches et méthodes permettant d'introduire une gestion entrepreneuriale au sein d'une organisation, les salariés devenant des intrapreneurs, c’est à dire des entrepreneurs au sein même de l'organisation, en développant leur degré d'autonomie et de responsabilité. »
  • Nous avons également apprécié la définition qu’en donne le site Management & RSE : « L’intrapreneuriat est une démarche d’entrepreneuriat interne : elle vise à diffuser l’énergie entrepreneuriale au sein d’une organisation plus vaste, en créant des structures internes, souples et agiles, confiées à des managers dédiés et chargées de développer des projets stratégiques. »

Intrapreneuriat et innovation

Pour résumer, l’intrapreneuriat consiste à créer en interne une structure autonome qui la dégage de la lourdeur du modèle classique de l’entreprise, et qui est dirigée et animée par des salariés de l’entreprise. C’est un moyen efficace, en particulier, d’ouvrir à l’innovation des entreprises sclérosées qui peinent à s’y engager.

Avec un jeune diplômé sur deux ayant pour projet de créer sa propre entreprise, l’intrapreneuriat peut également être une solution pour les organisations pour attirer les talents, ainsi que pour les fidéliser.

Face à ce constat, Deloitte, Viadeo et Cadremploi ont réalisé une enquête auprès de 3.961 salariés français qui montre que 2/3 d’entre eux sont attirés par des entreprises proposant une démarche intrapreneuriale. Pour 41% des salariés, un programme d’intrapreneuriat permet de lancer un nouveau produit, tandis qu’ils sont 22% à penser que cela participe à l’amélioration d’un produit ou d’un service existant.

Parmi les principaux résultats de cette enquête, nous avons noté que :

  • 12% des salariés français ont déjà eu une expérience en tant qu’intrapreneur, et ils sont 9 sur 10 à être prêts à recommencer l’aventure de l’intrapreneuriat ;
  • 74% des répondants souhaitent se lancer dans l’intrapreneuriat d’ici 3 ans ;
  • Les principales raisons d’adhérer à un programme d’intrapreneuriat sont le développement professionnel (26%), la volonté d’autonomie et d’indépendance (24%), ainsi que le challenge (20%).
infographie-intrapreneuriat-1

Les principaux freins sont :

  • les risques financiers (25%) ;
  • le manque de temps (23%) ;
  • la peur de l’échec (15%) ;
  • l’âge - trop vieux (14%) ;
  • le manque de culture de l’innovation dans l’entreprise (12%) ;
  • la peur de prendre des responsabilités (7%) ;
  •  l'âge - trop jeune (5%).

L'intrapreneuriat est un nouveau relais de croissance

66% des répondants à l’étude Deloitte ont affirmé que les résultats de leurs projets développés dans le cadre d'un programme d'intrapreneuriat ont été adoptés par leur entreprise. De tels programmes font office de relais de croissance.

Sans oublier que l’intrapreneuriat constitue également un tremplin vers l’entrepreneuriat : 65% des répondants affirment que leur expérience en tant qu’intrapreneur les incite à devenir entrepreneur.

Seule ombre au tableau : 63% des entreprises françaises ne proposent aucun programme d’intrapreneuriat…

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