L’IA n'est pas une technologie de remplacement, mais d’augmentation. Alors qu'on cite volontiers l'augmentation de la productivité pour justifier les investissements dans l'IA, de nombreux dirigeants n'ont pas fait le lien entre l'accroissement de la productivité et la réduction de la demande en main-d'œuvre.

La qualité disruptive de l’intelligence artificiel ne se limite pas seulement aux avantages apportés par la technologie dans la gestion commerciale et opérationnelle d’une entreprise. Ses effets, se font sentir bien après l’adoption de la technologie. Dans une étude publiée récemment, IFS, l’éditeur d’ERP, affirme qu’« au fur et à mesure que les logiciels d’entreprise évoluent pour incorporer l’intelligence artificielle de manière plus holistique dans l’ensemble de la chaîne de valeur, nous nous attendons à voir des changements perturbateurs qui n’affectera pas seulement des entreprises individuelles, mais des industries entières, l’économie mondiale et la société dans son ensemble ».

L’adoption initiale de l’IA a ciblé des disciplines commerciales spécifiques, notamment la gestion de la relation client, la gestion des stocks et la planification des tâches. « Déjà, l’automatisation est en train de passer de l’usine au front office, où elle aura un impact non seulement sur les employés de la ligne de production et du personnel, mais aussi sur les décideurs, les cadres, et les autres professionnels en col blanc », explique le rapport.

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Planifiez une disruption post-adoption

Dans les attentes concernant l’IA, les adoptants s’attendent à des résultats quant à la productivité et l’acuité des décisions aidées par l’IA, mais oublient souvent que l’incidence de l’IA sur l’emploi et sur les changements sociétaux subséquents à son adoption. D’après IFS, prendre en compte ces conséquences est « nécessaire pour s’adapter à ce qui pourrait entraîner une augmentation spectaculaire de la productivité par employé et une réduction de la demande de travail humain ».

En effet, alors qu’une majorité de répondants s’attendaient à ce que la productivité augmente par rapport à l’IA, « seulement 29,3 % prévoyaient que l’IA entraînerait une réduction des effectifs dans leur secteur d’activité au cours des dix prochaines années ». Pendant ce temps, 35,7 % ont dit s’attendre à une augmentation des effectifs, tandis que 24,5 % prévoient que les effectifs resteront inchangés.

En conclusion, « les répondants ne semblaient pas rapprocher l’augmentation de la productivité avec la réduction de la demande de main-d’œuvre », conclut le rapport.

Sources : IFS

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