Selon une étude commanditée par Boomi, plus de 94 % des entreprises plébiscitent le recours à un mode d’ouverture et de transformation agile par composant (composable) de leur système de gestion d’applicatifs pour faire face aux limites de l’existant.

Cette étude de Boomi, entreprise de Dell Technologies et spécialisée dans l’intégration de données dans le cloud (iPaaS), montre que les professionnels de l’IT ont conscience des limites des systèmes ERP existants, pourtant considérés comme l'épine dorsale de l’entreprise.

Les solutions d’intégration traditionnelles nécessitant le développement d’un code propre, la priorité reste l’optimisation et l’automatisation. En témoignent les résultats de l’enquête puisque 76 % des répondants investissent dans la normalisation et la consolidation des applications et 72 % d’entre eux font le choix de la modernisation et la migration dans le cloud.

Cette enquête constate que plus de neuf entreprises sur dix dans le monde (plus de 1600 sur les 1675 interrogées) font le choix d’une stratégie de planification des ressources IT de l’entreprise de type ERP composable afin de faire face aux limites des applications existantes et moderniser leurs activités pour bénéficier d’un avantage concurrentiel.

Ce constat explique une tendance de fond : adopter une stratégie d'ERP composable pour disposer d’une plateforme flexible capable de combler le fossé entre les applications anciennes et récentes, seule solution pour répondre très rapidement aux besoins des clients, sur un marché mondial fortement concurrentiel où tout va de plus en plus vite. 

Seul bémol, les organisations ont encore du mal à mettre concrètement en œuvre une stratégie d’intégration :

  • 51 % des personnes interrogées ont déclaré que l'adoption d'une technologie d'intégration était motivée par la volonté d'offrir la meilleure expérience utilisateur possible.
  • 47 % d'entre elles ont indiqué que leurs solutions d'intégration actuelles peinent à relever leurs défis auxquels leur entreprise est confrontée.
  • 42 % déclarent que le coût de maintenance de ces solutions existantes est élevé.
  • 38 % estiment qu'elles ne savent pas encore faire face à leur environnement technologique, devenu hybride et très complexe.

Dans ce contexte, la pression devient plus forte sur les fournisseurs d'ERP : « ils vont devoir fournir ou s'associer à des plateformes d'intégration afin de répondre aux demandes de capacités accrues d'intégration des applications », prévient le cabinet de conseil Gartner.

Au final, il apparait que la modernisation revêt un caractère indispensable. D’où une évaluation des projets :

  • 97 % des personnes interrogées déclarent avoir opté pour une stratégie de Plateforme d'Intégration Hybride (HIP) afin d'obtenir la flexibilité nécessaire pour intégrer les applications et les données partout où cela est nécessaire.
  • Les entreprises s'engagent désormais à migrer leurs suites ERP vers le cloud, et 58 % d'entre elles prévoient que leur système ERP ne sera plus entièrement sur site d'ici 2022.

Les bénéfices de la modernisation par la migration de leurs suites ERP vers le cloud reposent sur : une amélioration de l'efficacité de l'entreprise (33 %), une augmentation de l'agilité de leurs technologies informatiques (32 %) et une stimulation de la croissance de l'entreprise (30 %).

Restent cependant quelques obstacles qui freinent la modernisation : les contraintes budgétaires (38 %), les environnements informatiques hybrides complexes (37 %) et les blocages de processus liés aux technologies héritées (35 %).

« L’un des défis auquel les entreprises sont confrontées aujourd'hui est l’harmonisation de leur écosystème numérique, de plus en plus fragmenté, afin de pouvoir créer, de manière transparente, des expériences intégrées pour leurs clients, leurs employés et leurs partenaires. » déclare Chris McNabb, PDG de Boomi.

publicité