Comment l’Intelligence Artificielle, IA, est-elle vécue et acceptée sur le lieu de travail ? Une étude menée en tandem par Oracle et Future Workplace auprès de 8000 personnes allant du simple collaborateur au Directeur métier en passant par la DRH et qui s’étend sur une dizaine de pays.

Réalisée sur un mois cet été, plus de 8000 personnes ont répondu en ligne à cette enquête. Cette étude ciblait tout particulièrement les collaborateurs, la DRH et les Directeurs d’entreprise au travers d’une sélection de 300 questions. Au final, 27% du panel était constitué de Directeurs, 25% Chefs de la DRH et 48% de simples collaborateurs.

Influence de l’IA sur les rapports entre Personnes et Technologie

Il semblerait que l’IA soit de mieux en mieux considéré au sein de l’entreprise comme en témoignent les résultats 2019 de l’étude. A la question sur les opportunités que les interviewés entrevoient grâce à cette technologie, ils sont 46% à penser qu’ils gagneront en temps libre, 36% à acquérir de nouvelles compétences, 28% à faire évoluer leur fonction vers un aspect plus stratégique, 25% que cela les conduirait vers une nouvelle organisation. Alors que 16% pensent obtenir un meilleur salaire et 17% une promotion, il ne reste pas moins de 19% de sceptiques qui ne voient venir aucune opportunité.

De manière générale, le manque de confiance envers la technologie à 38% en 2018 est à passé à 24% cette année. Les plus optimistes vis à vis de l’IA sont les Directions RH avec 38% de votants en ce sens, suivis par 31% des autres Directeurs et seulement 19% des employés.

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Les Robots mieux considérés que la Direction

Selon les résultats, c’est le robot qui est le grand vainqueur de ces sondages avec 38% qui considèrent qu’il travaille mieux que leur patron, 64% qui lui font plus confiance qu’à leur direction et 50% préfèrent demander conseil à un robot plutôt qu’à un dirigeant.

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Selon le pays considéré, ils sont plus pou moins nombreux à penser que leur patron sera remplacé par un robot à terme. D’une façon générale, les pourcentages allant dans ce sens restent très élevés même si en France seuls 52% le pensent.

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Evolution de la fonction de Direction

En définitive, chacun sa place, l’IA a sa propres utilité et la Direction humaine d’autres. Le robot serait plutôt cantonné dans un rôle relatif à l’efficacité des tâches (résoudre un problème, maintenir les plans de travail dans les temps, gérer un budget, fournir des informations impartiales ...) alors que le manager miserait plus sur son humanité en jouant le rôle de coach, en comprenant les sentiments éprouvés par les employés, en développant la culture d’entreprise, en évaluation de performances ... Des tâches qui aujourd’hui sont délaissées par la Direction par manque de temps.

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IA adoptée = IA facile à utiliser

Les freins à l’adoption de l’IA sont essentiellement dus à un manque de facilité d’utilisation de cette technologie dans le quotidien des employés. Complexité, sécurité et données privées sont parmi les premières raisons invoquées par les sceptiques.

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Les votants demandent une meilleur interface à hauteur de 34%, une personnalisation de l’IA aux besoins de l’utilisateur pour 30%, un meilleur entraînement pour 30% également comme le détaille le tableau ci-joint.

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Côté sécurité, la Chine et l’Inde sont les premières à considérer les problèmes de sécurité que génère l’IA comme très importants avec respectivement 48% et 44% des votants en ce sens alors que les Etats-Unis et le Brésil arrivent derrière avec seulement 30% des suffrages, vient ensuite l’Angleterre avec 26% des votes en ce sens.

Sur l’aspect des données privées, 80% de tous les votants estiment que leur entreprise devrait leur demander la permission d’entrer des données privées sur eux lorsqu’ils utilisent une IA.

Adoption de l’IA en fonction des pays

L’inde et la Chine sont loin devant. La France est plus bas dans le classement mais reste devant le Japon et juste derrière l’Angleterre.

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