34 % des DSI reportent au PDG. Faut-il une autre démonstration de l’importance des IT et du DSI dans les stratégies des organisations ?

De plus en plus de PDG considèrent aujourd’hui leur responsable informatique comme un partenaire clé de leur business. S’ils formulent la stratégie numérique de leur entreprise, ils sont 21 % à attendre de leur DSI qu’il chorégraphie la technologie et les processus business nécessaires au changement. Un chiffre à rapprocher des 25 %, seulement, d’entreprises américaines qui ont une stratégie digitale intégrée.

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Les dirigeants des entreprises cherchent à générer plus d’argent via l’utilisation des technologies digitales. Ce n’est donc pas une surprise si l’informatique devient de plus en plus stratégique. Et si 34 % des DSI reportent au PDG. Ils étaient 24 % en 2015 ! De même, 57 % des DSI siègent au Comex, un chiffre qui a doublé en 10 ans. Par contre, même s’il s’accélère, le nombre des femmes DSI demeure nettement en deçà de ce qu’elles mériteraient, à 9 %.

Ce changement est plus profond qu’on ne l’imagine. Depuis l’origine concentré sur la fourniture de la technologie appropriée à l‘entreprise, le DSI est devenu depuis quelques années l’agent clé du changement. Il doit répondre aujourd’hui à son PDG qui ne cherche plus à économiser et réduire ses coûts (37 %) via les IT, mais au contraire à exploiter les IT afin de créer et gagner de l’argent (63 %).

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C’est ainsi que le DSI relève la tête du guidon. 40 % des DSI consacrent désormais un jour par semaine à autre chose que les IT. À quoi ? Aux clients, pardi ! Et à se concentrer sur l’innovation.

Les défis du DSI

Comme son entreprise, les changements organisationnels qui affectent la DSI poussent son responsable à passer plus de temps à apprendre à connaître ses clients. Et à réduire le temps qu’il consacre à l’opérationnel. Mais l’élévation de la fonction a son corollaire : les défis associés au DSI augmentent également.

Le premier de ces défis, c’est le manque de talents. 44 % des DSI envisagent de renforcer leur personnel au cours des prochains mois. Mais dans le même temps, les DSI peinent à recruter des personnes disposant de compétences dans des domaines stratégiques… Et 89 % d’entre eux se déclarent concernés par la fidélisation des talents.

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Quelles sont les attentes des DSI en termes de recrutement ?

  • 39 % - Big Data et analyse des données
  • 32 % - Gestion de projets
  • 28 % - BI (analyse business)
  • 27 % - Cybersécurité

Le CDO ne prendra pas la place du DSI

Autre corollaire de ce mouvement stratégique au profit des DSI, la création des postes de CDO ralentit. 19 % des entreprises disposeraient d’un CDO en 2016, contre 17 % en 2015, l’accélération des créations de postes en a pris un coup ! Le battage autour du CDO aurait-il atteint son sommet ? Nonobstant ce phénomène, le CDO continue à 46 % de reporter au PDG.

Cela entraîne un autre phénomène observé par les analystes : la bascule du contrôle de l’essentielle des budgets technologiques vers le CMO, le directeur marketing, n’a pas eu lieu. Certes, le marketing dépense plus d’argent qu’il ne l’a jamais fait sur les technologies, mais le DSI est toujours là, à assurer la connexion des systèmes d’engagement des clients sur le back-office, y compris lorsque les solutions marketing sont dans le cloud.

Source : Enquête Harvey Nash / KPMG 2016 - Image d’entête 39544848 @ iStock jongjet303

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