Bien que 75 % des managers interrogés soient satisfaits de leur situation professionnelle, ils reconnaissent que la montée en puissance des attentes à leur égard depuis la crise sanitaire a largement impacté leur charge mentale.

Stress, charge mentale, manque de reconnaissance… Et pourtant, les managers expriment en effet un haut niveau de satisfaction professionnelle. Un constat qui peut surprendre mais qui s’appuie sur un échantillon de 1001 cadres encadrants, représentatif des cadres encadrants français, pour une enquête commanditée par le cabinet de conseil Axys.

« Les résultats de cette étude IFOP mettent en lumière un épanouissement professionnel particulièrement positif pour les managers, une fierté d’appartenance à leur organisation et une satisfaction globale quant à l’équilibre entre vie personnelle et professionnelle », constate Laurence Suprano, Directrice Générale d’Axys.  

Des équipes motivées

Ces données illustrent l’engagement solide des managers dans leurs fonctions et leur conviction quant à l’importance de leur rôle au sein de leur entreprise. À la lumière de ces résultats et après une période de turbulence, on peut légitimement penser que les postes de managers sont de nouveau devenus attractifs.

Dans le détail, on découvre que :
  • 83 % d’entre eux estiment effectuer un travail utile
  • 81 % sont fiers d’appartenir à leur organisation
  • 75 % sont satisfaits de leur situation professionnelle actuelle
  • et 72 % d’entre eux affirment trouver un bon équilibre entre leur vie personnelle et professionnelle.


Ces chiffres révèlent également une forte adhésion au rôle de manager :
  • 86 % estiment que leur travail s’aligne avec leurs objectifs personnels
  • 80 % sont motivés par leur travail
  • 79 % considèrent leur fonction comme épanouissante.
En parallèle, les managers ont une appréciation très favorable de leur équipe : 80 % d’entre eux affirment en effet que leurs équipes sont plutôt motivées et 89 % affirment qu’elles sont compétentes.

Enfin, la quasi-majorité de managers (93 %) se sent légitime dans leur rôle. Cette légitimité est renforcée par leur capacité à transmettre le sens et les orientations de leur organisation (87 % des interrogés).



Cette étude relève toutefois un paradoxe intéressant : la représentation positive des managers de leur fonction contraste avec un environnement stressant principalement fondé sur une charge mentale importante.

Ce stress est particulièrement saillant chez les managers de proximité, et pourrait s’expliquer par le manque de ressources et de leviers d’accompagnement sur leur fonction.

Plus précisément, les trois quarts des cadres encadrants ont notamment déjà eu le sentiment qu’ils n’allaient pas s’en sortiret plus d’un tiers (37 %) des managers font état d’une inadéquation entre la charge de travail et le temps de travail… Ils ont le blues !  

Soutenir les managers

De plus, 38 % des managers interrogés affirment ne pas être bien formés et informés, et 57 % indiquent ne pas disposer des moyens pour reconnaitre les performances de leurs équipes.

Il existe également, auprès des cadres ayant une fonction d’encadrement, un fort enjeu de reconnaissance au travail, surtout au regard de l’engagement dont ils font preuve — 35 % des managers estimant que leur travail n’est pas suffisamment reconnu.

Cette frustration personnelle s’accompagne également d’une frustration des managers vis-à-vis de leur capacité à récompenser concrètement les performances de leurs collaborateurs : une minorité de managers déclare ainsi disposer de moyens concrets pour valoriser leur équipe (49 %).

« Il est impératif que les organisations envisagent des mesures concrètes pour soutenir les managers, car leur succès est le reflet de notre succès collectif. Investir dans les ressources et les leviers appropriés est alors nécessaire pour créer un environnement de travail plus épanouissant » déclare Imane CHIBOUB, Directrice Change chez Axys.