70 % des dirigeants estiment que leur entreprise est dans les temps voire en avance sur sa transformation digitale, qui ainsi serait presque complète. Mais du côté des acteurs de la transformation, ils ne sont plus que 30 % à afficher la même opinion !

Voici quelques années, pour celles qui sont les plus avancées, que les entreprises se sont engagées dans la transformation digitale. Elles rajeunissent des lignes entières de solutions, rationalisent leurs processus, virtualisent et se déploient dans le cloud, ont recours aux données et aux logiciels, et adoptent de nouveaux modèles économiques.

Bonne surprise (!), lorsqu’on interroge les C-suite, le PDG, les membres du conseil d’administration, et les dirigeants de l’entreprise, ils sont convaincus que la transformation digitale de leur entreprise va très bien. 70 % d’entre eux affirment même que leurs initiatives dans la transformation sont engagées, voire en avance, et presque complètes.

La vérité est ailleurs...

Seulement, lorsque l’on pose la même question aux acteurs de la transformation digitale, aux développeurs, aux responsables techniques, aux commerciaux, aux employés, aux métiers, le chiffre plonge à 30 %. Une majorité de DSI et de responsables informatiques vont même jusqu’à estimer que les efforts consentis sont médiocres et qu’ils sont à la traîne face à leurs pairs ou leurs concurrents.

Pire, une très mauvaise surprise nous attend au détour des témoignages, puisque 40 % des développeurs ont déclaré que leurs travaux ont échoué par manque de financement. Et 33 % d’entre eux affirment que les projets en cours vont échouer, au même motif ! Quant aux obstacles à l’adoption de la transformation digitale, ils sont donc le manque de budget, mais également la résistance du management et le manque de personnel informatique.

Qui est en charge de la transformation digitale ?

Alors que les discours sont à la transformation digitale qui échappe à la DSI, à la prise d’indépendance des métiers sur le numérique et à l’explosion des pratiques relevant du shadow IT, dans près d’une entreprise sur deux (47 %), c’est l’IT corporate qui est en charge de la transformation. 30 % reviennent aux opérations et 21 % aux métiers.

Par contre, les développeurs d’applications directement liées à la transformation digitale ne consacrent qu’un tiers de leur temps (33 %) au contact avec les gestionnaires de l’entreprise et les utilisateurs.

Faire face au manque de compétences

Le principal et permanent défi de la DSI en charge de la transformation digitale, c’est le manque de compétences. La situation devient très sensible lorsque les projets portent sur le mobile, les analytiques et l’Internet des Objets. 30 % des DSI affirment même qu’ils éprouvent des difficultés à conserver les compétences informatiques pointues. Pour 72 % d’entre eux, le développement des compétences et la formation vont devenir essentiels pour leurs équipes au cours des 5 prochaines années.

Dans ce cadre, un axe de développement émerge, le développeur citoyen. Ce sont les personnes qui dans les métiers sont capables de développer des (petites) applications ou qui souhaiteraient le devenir. Sauf que ces personnes se révèlent souvent difficiles à repérer, et que les directions métiers s’évertuent à les cacher. D’ailleurs, 23 % seulement des personnels non-IT se disent concernés par la transformation digitale, alors qu’à terme tous seront amenés à l’exploiter...

Étude : « Digital Transformation Survey », février à mars 2016, par Market Cube pour QuickBase

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1 commentaire

  1. […] Le principal et permanent défi de la DSI en charge de la transformation digitale, c’est le manque de compétences. La situation devient très sensible lorsque les projets portent sur le mobile, les analytiques et l’Internet des Objets. 30 % des DSI affirment même qu’ils éprouvent des difficultés à conserver les compétences informatiques pointues. Pour 72 % d’entre eux, le développement des compétences et la formation vont devenir essentiels pour leurs équipes au cours des 5 prochaines années.  […]