Chaque avancée technologique, ainsi que chaque processus créé pour utiliser la technologie, dépend de la prévoyance et de l’engagement des personnes qui l’utiliseront. D’autant plus qu’il s’agit de processus complexes comme l’automatisation intelligente.

Depuis que les avantages de l’automatisation se sont augmentés d’un impératif de continuité de l’activité, l’univers de l’automatisation évolue rapidement. Les entreprises sont confrontées à de nombreux défis et opportunités créés par de nouveaux flux de données et des possibilités d’engagement client toujours plus vastes. Pour répondre à ces impératifs de compétitivité, de résilience et de réduction des inefficacités, elles doivent déployer des solutions numériques et se tourner vers l’automatisation intelligente. Celle-ci englobe généralement des éléments d’IA, de RPA et de développement d’applications à faible code (low code).

Cependant, « un tel déploiement nécessite une stratégie innovante qui équilibre la valeur des personnes, des processus et de la technologie, tout en se concentrant sur les besoins spécifiques de l’entreprise et les normes industrielles. Le niveau de technologie automatisée déployé variera énormément en fonction de la maturité de la stratégie de gouvernance au sein d’une organisation, des besoins spécifiques de ses opérations et de la mesure dans laquelle ses utilisateurs professionnels utilisent l’automatisation intelligente comme outil ».

Trois facteurs de réussite

C’est le constat dressé par Pegasystems dans un rapport d’enquête internationale sur le niveau de maturité des projets d’automatisation intelligente en cours. Pour réaliser cette étude, le cabinet iResearch a interrogé 1 000 personnes à des postes de cadre, de vice-président et de directeur dans 12 pays (Amériques, Europe et Asie-Pacifique) et plusieurs secteurs d’activité.

D’après ses conclusions, les entreprises doivent mettre bout à bout trois facteurs pour réussir le déploiement de l’automatisation intelligente : une meilleure adhésion de la haute direction, une stratégie de mise en œuvre à l’échelle de l’entreprise et une gouvernance plus robuste.

  • Obtenir l’adhésion de la haute direction

La vaste majorité (81 %) des projets d’automatisation intelligente actuels sont menés par un seul membre de la haute direction. Or, pour réaliser leur plein potentiel, ces projets ont besoin d’être soutenus par toute la haute direction. En effet, les 18 % de répondants ayant ce soutien font état de nombreux bénéfices : une meilleure collaboration entre les équipes métiers et techniques, une gouvernance plus robuste, des stratégies plus transversales entre les services et un nombre supérieur de plateformes pour développer de nouvelles applications.

De plus, ces entreprises tendent à voir le développement low-code et l’automatisation intelligente comme un vecteur de leur transformation numérique. De fait, 72 % de ces organisations mènent actuellement des projets de développement low-code considérés comme intelligents ou matures. Pour les entreprises dont les projets sont soutenus uniquement par la direction technique ou par la direction générale, ce chiffre descend à 51 % et à 48 % respectivement. Leurs projets sont alors considérés au minimum comme intégrés.

  • Mobiliser autant de soutiens que possible

Obtenir le soutien des échelons supérieurs n’est pas suffisant. Susciter des soutiens latéraux évite le cloisonnement et permet d’intégrer les besoins métier dès la phase d’idéation. L’étude souligne l’importance de mobiliser les services informatiques et pluridisciplinaires de l’entreprise pour parvenir à une véritable transformation.

Parmi les répondants qui ont fait ce choix, 53 % soulignent que l’entière collaboration de l’ensemble des fonctions métier a permis la conception d’applications au bénéfice de toutes les parties prenantes, et évité l’écueil d’un service cloisonné. En revanche, un quart seulement des répondants bénéficiant d’un seul soutien font état du même niveau de collaboration entre les services.

  • Établir une structure de gouvernance solide

S’il est mis en œuvre judicieusement, le développement low-code permet d’impliquer les utilisateurs métier dans le processus de développement de solutions d’automatisation intelligente. Une structure de gouvernance formelle est donc essentielle pour réduire le risque d’incohérence et optimiser les résultats.

Néanmoins, seulement 30 % des répondants signalent disposer d’une telle structure de gouvernance pour tous leurs projets d’automatisation intelligente. Cela souligne encore l’importance d’obtenir l’adhésion de la haute direction. En effet, près de la moitié (49 %) des projets soutenus par la direction complète sont susceptibles d’avoir une structure de gouvernance formelle, comparés à 26 % des projets pilotés par la direction générale uniquement, et 24 % des projets pilotés par la direction technique.

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