Même avec sa valeur estimée à 1 trillion de dollars et son patron-fondateur qui occupe le statut d’homme le plus riche de la planète, Amazon du haut de ses 24 ans est loin d’être invincible… Un jour, Amazon va faire faillite !

Amazon is not too big to fail ... In fact, I predict one day Amazon will fail” (Amazon n'est pas trop gros pour échouer ... En fait, je prédis qu'un jour, Amazon échouera). Ces phrases ont été prononcées par Jeff Bezos, le CEO fondateur d’Amazon, qui, après l’annonce de l’extension de ses activités sur deux nouveaux sites US, répondait à un question de CNBC sur la situation de son concurrent Sears.

Cette chaîne américaine de magasins ‘brick and mortar’ - Sears était l’un des fleurons de la distribution US aux côtés du géant Walmart - est en grande difficulté. Au point que ses créanciers appellent à la mise en faillite et à la fermeture de tous les magasins.

On l’imagine bien, Amazon, leader de la net économie, est pointé du doigt et accusé de porter une lourde responsabilité dans la faillite du commerce traditionnel.

Jeff Bezos a pourtant créé la surprise en faisant cette déclaration ‘remarquable’ reprise par la presse américaine. Et il a même surenchéri en affirmant : “Amazon fera faillite ! Si vous regardez les grandes entreprises, leur durée de vie a tendance à durer plus de 30 ans, pas plus de 100 ans”.

Certes, aucun empire ne dure éternellement. Mais ce qui surprend dans cette déclaration c’est ce que la presse US a nommé ‘la désinvolture du dénigrement’ du patron de l’une des entreprises les plus prospères au monde.

Dans ces conditions, à quoi roule le patron d’Amazon ? Jeff Bezos a déclaré que l'objectif est de retarder l'inévitable le plus longtemps possible, et que le moyen d'y parvenir est de se concentrer sur les clients. “Si nous commençons à nous concentrer sur nous-mêmes, au lieu de nous concentrer sur nos clients, ce sera le début de la fin ... Nous devons essayer de retarder cette journée le plus longtemps possible”.

Interpellé par CNBC sur les préoccupations de son groupe autour des réglementations gouvernementales et des législations antitrust, Jeff Bezos a répondu : “C'est un fait que nous sommes une grande entreprise. Il est raisonnable que les grandes institutions de toutes sortes, qu'il s'agisse d'entreprises ou de gouvernements, soient surveillées”.

Décidément, Jeff Bezos sait créer la surprise. Mais l’on appréciera son pragmatisme.

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