La décision de la neuvième Cour d’appel des États-Unis a rendu sa décision sur le litige qui oppose LinkedIn et une société dans le domaine de l’ingénierie et de l’IT, HiQ. Elle a estimé que LinkedIn ne pouvait pas empêcher cette dernière d'utiliser des données du réseau social. Le tribunal pense, en effet, que les informations récupérées par HiQ ne peuvent pas être considérées comme des données personnelles, étant accessibles au grand public via un simple navigateur web. Pour rappel, LinkedIn a envoyé à HiQ une lettre de cessation et d’abstention pour l’interdire de grappiller (scrapper) lesdites informations sur sa plateforme. Facebook a déjà utilisé les mêmes arguments contre une autre société, Power Ventures, qui récupérait automatiquement des données utilisateurs, toutefois avec leur accord.

Ce qui n’a pas manqué aux spécialistes en droits informatiques de réagir à cette décision de la Cour. Les défenseurs de libertés civiles, comme Mike Masnick, n’hésitent pas à comparer ces deux cas comme étant semblables. C’est également le cas d’Éric Stamos, directeur de l’Observatoire internet de Stanford, qui souligne que la décision affiche les limites de la CFAA, principale réglementation sur les fraudes et abus informatiques. Il cite, notamment, la question de l’utilisation abusive des données personnelles pour concevoir les algorithmes de reconnaissance faciale. Orin Kerr, professeur à Berkley, déclare aussi que la CFAA est fréquemment utilisée par les plateformes de réseaux sociaux pour empêcher d’autres sociétés d'accéder à des informations. Toutefois, il exprime ses craintes selon lesquelles cette loi pourrait être sollicitée à outrance contre des entreprises qui désapprouvent l’action du gouvernement ou des grandes entreprises.

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