Pour répondre aux besoins des modèles d’affaires, faire face aux cybermenaces ou intégrer l’IA, les entreprises partent à la chasse des experts de la cybersécurité, de la transformation digitale, de l’utilisation de l’IA et enfin, de l’automatisation et du développement.

Le contexte économique incertain ne semble pas troubler les recruteurs qui continuent à aligner des prévisions d’embauche optimistes dans le secteur IT. Selon la dernière étude du cabinet Robert Half, les intentions d’embauche dans les métiers du numérique et des fonctions commerciales se situent à des niveaux élevés. Ainsi, 41 % des entreprises françaises prévoiraient des créations de postes en CDI au premier semestre 2025. Plus du tiers des répondants (36 %) anticipent la mobilisation de nouvelles ressources en mode projet, selon l’enquête Hiring Intentions Survey.

Globalement, selon Hays, le marché de l'IT voit se dessiner deux tendances opposées. D’un côté, les métiers du cloud, de la donnée et de la cybersécurité poursuivent leur croissance. De l’autre, les administrateurs système et les développeurs voient leur nombre stagner.

Nous avions indiqué d’autres pistes pour recruter face aux contraintes budgétaires. Il s’agit de faire monter en compétence les salariés en interne ou de développer le savoir-faire, notamment en cybersécurité, des nouveaux recrutés.

Les candidats des cinq métiers IT les plus recherchés

Parmi ces métiers, la cybersécurité et la gestion de projets tirent leur épingle du jeu. Noter que les besoins se portent sur les profils très qualifiés, disposant pour certains métiers, de compétences en intelligence artificielle.

Le PMO (Project Management Officer), à savoir le responsable des projets IT et de la transformation numérique, est toujours un profil recherché par les recruteurs. Son rôle est notamment de piloter, gérer, améliorer les processus et d'intégrer les nouveaux outils et technologies. Ses compétences techniques doivent s’accompagner de qualité relationnelle. Les rémunérations s’échelonnent, selon l’expérience, entre 45 k€ et 70 k€ annuels.

Le DSI (Directeur des Systèmes d'Information) a retrouvé une place de choix dans les organisations après le début de la montée en puissance du cloud. Le DSI joue un rôle central dans la bonne marche d’une entreprise. Il est responsable des infrastructures IT, de la sécurité, de la transformation numérique et de la gestion des projets de l’entreprise. Sa rémunération se situe dans la fourchette annuelle de 110k€, 130 k€ et 170 k€,
selon l'expérience.

Le KAM (Key Account Manager), n’est autre que le responsable du développement du portefeuille des grands comptes. Il en est le chef d’orchestre et veille, notamment, à un taux de résiliation des contrats le plus bas possible. Le KAM est garant du chiffre d’affaires généré par ses clients. Ses émoluments annuels sont dans une fourchette de 50 k€ à
70 k€, selon la taille de l’entreprise et l’expérience du postulant.

On ne le présente plus, le RSSI protège les systèmes d'information et les données cruciales et sensibles de l'entreprise contre les menaces informatiques. Il identifie les risques, met en place des mesures de sécurité, surveille les infrastructures, répond aux incidents, effectue des audits et forme les collaborateurs de l’entreprise aux bonnes pratiques. Son rôle est essentiel pour la prévention d’incidents qui arrêtent la production et les activités avec les gros coûts afférents. Le salaire annuel s’échelonne de 50 k€ à 75 k€
selon son expérience.

Enfin, l’expert en machine learning (ML), une application d'IA, est un spécialiste recherché. Le ML permet d'extraire des connaissances à valeur ajoutée à partir de données sélectionnées, de manière autonome. Avec l’avènement des IA génératives, son rôle devient crucial pour leur intégration avec le ML. Sa rémunération se situe entre
48 k€ et 72 k€.