Le rapport Tech Beacon de Mindtree, analyse les tendances des différents marchés pour identifier le besoin pour les organisations d'adapter leur architecture informatique « afin de répondre aux défis métier en constante évolution ».

Il recommande également les technologies et outils émergents les plus importants dans lesquels les entreprises peuvent investir, expérimenter ou surveiller les applications futures en fonction de leur maturité et de leur capacité de production. Le rapport fournit ses recommandations sur les technologies en fonction de leur maturité, mais il commence par de recommandations très pertinentes concernant l’architecture. Il regroupe ces évolutions architecturales en trois tendances que voici.

Architectures distribuées et Maillage de services permettent de réduire la complexité

L'adoption accrue de technologies intelligentes a permis de mettre en service des automatismes, comme « la résilience, la découverte de services, la transparence de l'emplacement, la sécurité, etc. », traités d'une manière normalisée, évolutive et indépendante des infrastructures. Dans ce contexte, le Service Mesh ou maillage de services, explique le rapport, a évolué en tant que « couche d'abstraction pour fournir leurs aspects intégrés aux services dans le cluster de calcul, lui-même configurable via des API ».

Service Mesh a évolué comme réponse à ces besoins de réduction de la complexité opérationnelle. Cette évolution, en éliminant les besoins de services croisés dans une couche conteneurisée et configurable a réduit la complexité qui résulteraient de l’utilisation « d’écosystèmes complexes et interconnectés de microservices ».

Préférer des systèmes et architectures autonomes et réactifs

Au cours des dernières années, les entreprises se sont de plus en plus orientées vers la technologie. Cependant, tempère le rapport, plus la complexité architecturale augmente, plus les chances de dysfonctionnement augmentent. D’où la nécessité de « concevoir des systèmes d'autoguérison, d'auto-optimisation, d'autoconfiguration et d'autoprotection pour accroître la robustesse des systèmes logiciels et minimiser l'impact [des dysfonctionnements] ».

Le rapport préconise les architectures réactives qui fournissent un ensemble de fonctions (réactivité, résilience, élasticité) qui garantissent que les problèmes ou les compromissions d’un seul composant ne compromettent pas l'intégrité du système dans son ensemble. « Compte tenu de l'évolution de l'architecture logicielle de la dernière décennie, les architectures/informations autonomes réactives devraient être une priorité absolue pour le directeur technique d'une entreprise », conseille le rapport.

Architectures réactives : ne pas confondre vitesse et précipitation

Le besoin de rapidité dans la mise en place d'une nouvelle capacité, combiné à une pléthore de produits offrant des solutions SaaS prêtes à l'emploi ont augmenté le nombre d'approches « stick-it-together, it-should-work » dans la conception de solutions. C’est un modèle à risques, affirme le rapport car « bien que le délai de mise en marché soit certainement atteint dans ce modèle, les risques et les défis comme les copies multiples de données, les systèmes d'enregistrement peu clairs, la duplication des processus, etc. ont commencé à proliférer ».

De fait, « les entreprises devraient plutôt prévoir du temps et des efforts pour la conception architecturale et la gouvernance pour assurer leur succès ».

Source : Mindtree

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