L’Afnic, gestionnaire des noms des domaines internet en .fr, propose une étude sur la présence Web des TPE-PME françaises. L’idée de cette étude est non seulement de donner un Etat de l’Art de l’avancée de la transformation numérique au sein des TPE-PME françaises mais également de donner un aperçu des bénéfices  qu’elles pourraient trouver à exposer leur business le Web.

Placée au 15ème rang sur 28 pays selon le DESI 2019 de la Commission Européenne sur l’économie numérique, la France fait figure de mauvaise élève en termes de transformation numérique des TPE-PME. Parmi les quelques 3000 répondants à cette étude réalisée en ligne entre septembre 2018 et août 2019, 87% étaient des micro-entreprises de moins de 10 salariés, 8% des TPE de 11 à 50 salariés et 5% des PME de plus de 50 salariés. Et parmi les secteurs les plus représentés, on retrouve le conseil, la communication, le numérique, la mode, la culture et le spectacle. Dernier point sur lequel l’Afnic insiste car il a une influence non négligeable sur les réponses : près de la moitié des participants (à hauteur de 41%) étaient des start-up de moins d’un an, 39% étaient âgées de 3 ans et plus (des TPE et PME) et 20% de 1 à 3 ans. A noter que 28% d’entre elles sont situées en Ile de France.

Pourquoi être sur Internet ?

A cette question, elles ont été 63% à répondre « pour pouvoir présenter son activité »  alors que 48% ne le sont que pour être trouvées plus facilement tandis que 40% y sont présentes pour clairement faire du Business. Ces dernières affirment vouloir par ce biais communiquer avec leurs clients et prospects et pour 36% des suffrages, faire de la vente en ligne.

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Globalement ce sont les réseaux sociaux qui servent de vitrine avec 76% des votes alors que les sites web n’ont remporté que 69% des suffrages. Il est à noter que seul un quart des entreprises déclarent vendre des produits via leur site web.

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Quels investissements pour quels gains ?

Les investissements restent faibles d’une manière générale avec 63% des répondants qui ne consacrent pas plus de 300 euros par an à cette activité. Les pourcentages chutent directement à 24% pour des dépenses situées entre 300 et 1000 euros. Pour 9% d’entre eux, le budget est entre 1000 et 3000 euros et seuls 5% passent le cap des 5000 euros par an. Pour ces derniers le pourcentage s’élève à 34% si l’on ne considère que les PME.

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45% des personnes interrogées consacrent une heure par jour au moins à la gestion des services en ligne, 32% à 1 heure par semaine et 17% une heure par mois.

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Mais ces efforts sont-ils réellement payants ? Il semblerait qu’il soit bien difficile pour ces entreprises de quantifier la part de leur revenu provenant d’Internet. Ainsi 29% affirment tout bonnement ne pas savoir alors que le même nombre pense que cet effort leur aura rapporté moins de 10% de leur Chiffre d’Affaires.

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Toutes ces entreprises s’affichent en choisissant elles-mêmes leur nom de domaine à hauteur de 88%, reste tout de même 12% qui ne s’en préoccupe pas et laisse le choix à leur prestataire. En ce qui concerne le choix de l’extension, elles sont 51% à choisir un .fr qui annonce leur origine géographique alors que 42% auront préféré un .com qui leur offre une visibilité plus « internationale » sur internet.

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Quelle présence sur Internet ?

Pour l’écrasante majorité des entreprises possédant un site Web, cela leur permet, pour 95% d’entre elles, d’exposer une présentation de leur entreprise, produits et services compris. Et 68% de ces entreprises précisent les adresses et horaires d’ouverture. Enfin pour seulement 39%, le site web n’est qu’un moyen de mieux se faire connaître ainsi ces entreprises proposent des articles à valeur ajoutée. Les 3 types d’entreprise font de manière globale les mêmes choix en ce qui concerne le type de contenus.

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A noter qu’une majorité (avec 77%) des entreprises présentes sur les réseaux sociaux ne considèrent pas cet investissement comme rentable. Mais lorsqu’elles sont présentes par ce biais, leur choix se tourne naturellement vers Facebook pour une écrasante majorité (aux alentours de 90%) alors que Linkedin plus orienté professionnel n’est utilisé que par 48% de ces dernières (76% pour les PME et aux environs de 50% pour les micro-entreprises et TPE). Pour Twitter, ce sont les PME qui l’utilisent à hauteur de 61%, puis les TPE avec 41% des votes alors que les micro-entreprises ne s’en servent que très peu avec un pourcentage aux alentours de 25%.

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Une approche commerciale encore peu développée

Les outils de développement des ventes sur Internet sont encore très peu utilisés par les micro-entreprises. Les PME sont un peu plus en avance avec 55% qui utilisent l’e-mailing, 64% les formulaires de contact et 56% les newsletters. Mais quelle que soit la taille de l’entreprise, elles sont seulement entre 15 et 18% à utiliser un outil de réservation ou de rendez-vous en ligne.image014

En ce qui concerne l’e-commerce, pas de surprise, quelle que soit le type d’entreprise, elles utilisent les mêmes moyens pour vendre, ceux proposés en général par les plateformes de services. A noter que le suivi de la commande ne se fait que pour 42% d’entre elles en moyenne.

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