L’incontournable fête des DSI a une nouvelle fois confirmé son succès lors de la soirée du Gala de l’Agora des DSI qui s’est tenue ce 14 mars, sur le thème « Du pillage au péage numérique, quels modèles économiques sur le digital ? ».

D’année en année, le Gala de l’Agora des DSI conforte son succès, accueillant toujours plus de DSI comme des partenaires. Le modèle du networking s’impose, et chacun y trouve son compte. Sauf probablement à regretter que l’évènement soit si court, tant l’échange entre pairs est rare mais porteur de valeur.

La thématique de cette nouvelle édition 2018 du Gala, « Du pillage au péage numérique, quels modèles économiques sur le digital ? », s’est révélée pour le moins opportuniste. Au moment où les DSI semblent reprendre du poil de la bête, car ils confirment qu’ils sont bien au coeur de la transformation digitale des entreprises, n’en déplaisent à certains métiers qui, volontairement ou non, tentent de les en écarter.

Pour autant, si la fourniture et la maintenance des plateformes numériques forment l’ossature de la mission des DSI, cette dernière est également marquée par la diversité. La richesse des échanges entre DSI, du cocktail de bienvenue au diner, en passant par les tables rondes, vient le rappeler, ainsi que la pertinence des expériences partagées. Tout comme, faut-il le rappeler, l’expertise des partenaires et sponsors présents.

La table ronde a permis de rappeler la difficulté à apposer sur le numérique des modèles économiques. Certains marchés, emportés par la vague de la gratuité qui s’imposait aux débuts de l’Internet, ont réussi à trouver la voie du payant. Mais beaucoup trop d’entreprises, aujourd’hui encore, peinent à évaluer la valeur du contenu… La perception de la valeur demeure une problématique majeure !

Le monde du logiciel, par exemple, a trouvé son modèle avec le SaaS et la consommation à la demande. Même si le modèle de l’abonnement se trouve confronté à la valeur perçue. Pour s’élever dans les proportions considérables requises par le marché et la concurrence, l’entreprise est condamnée à produire du contenu de grande qualité. L’avenir repose sur un saut qualitatif, « le pillage s’arrêtera là où commence la différenciation de la qualité du contenu » a-t-on pu entendre.

Autre axe de réflexion important soumis aux DSI, la chaine de valeur du physical. L’entreprise ne doit plus faire de complexe face aux GAFA. Ses services et produits doivent faire partie d’une offre globale, se rendre uniques en construisant des plateformes technologiques qui intègrent ses savoirs faire, tout en étant innovantes et en se rendant incontournables. « Les modèles gagnants sont les modèles hybrides ».

Comme l’a indiqué Rober Eusèbe, DSI et membre du comité d’organisation de l’Agora des DSI, « Nous devons remettre en question nos modèles sociétaux, sur la base des fondamentaux, et en faisant référence à des valeurs. A nous de prendre conscience de l’imbrication des uns et des autres, et de jouer notre rôle ».

Des différents échanges auxquels nous avons assisté, il ressort une équation du succès de la DSI :

logiciel (SaaS) + matériel + contenu de qualité + innovation

Sans oublier la connaissance des usages des clients afin de construire de nouveaux usages sur les plateformes. La DSI doit créer son écosystème avec au centre la donnée, mettre en place des outils, accepter que l’innovation vienne des contributions individuelles, assurer son rôle de lobbying et d’accompagnement au changement, et accepter l’échec.

Et Robert Eusèbe de conclure : « La DSI est un métier formidable, au coeur de la transformation numérique et avec des enjeux fondamentaux. Elle doit revendiquer son droit à l’innovation et à l’échec. Nos directions commencent à le comprendre, aux DSI de porter la bonne parole. »

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