Bien qu’ils soient optimistes quant à l’avenir de leur métier, les DSI estiment que leur travail bénéficierait grandement d’une meilleure interaction avec les métiers. Ils regrettent un déficit d’accompagnement RH pour soutenir la transformation.

Bousculés par la vague de transformation numérique, les DSI ont dû élargir leur vision de leur rôle et voir au-delà des critères habituels d’évaluation de leurs performances : globalement la stabilité et la sécurité du SI. Il a fallu s’adapter pour intégrer les impératifs du « juste à temps » réclamé par les métiers et les clients, la consumérisation et le shadow-IT entre autres. Une étude réalisée par topics, Fabernovel et l’institut CSA, a recueilli les avis de 301 directeurs et directrices des systèmes d’information, représentatifs de l’ensemble des entreprises françaises, de 250 salariés et plus, des secteurs privés et publics.

D’après l’étude, le métier de DSI a fortement évolué depuis 5 ans pour 72 % des répondants, dont 9 % évoquent « une transformation radicale ». Les principales raisons de ce changement selon les répondants sont « l’évolution des technologies d’une part et des nouvelles formes d’organisation du travail (transversalité, externalisation…) d’une autre ».

Soutenus par la direction, incompris des métiers

Les DSI estiment majoritairement (92 %) qu’ils sont soutenus par leur direction générale pour conduire leurs actions. Quatre-vingt-sept pour cent estiment que leur propre feuille de route est alignée avec la stratégie de l’entreprise. En revanche, ils se sentent moins bien perçus par les métiers, car 31 % d’entre eux ne pensent pas être perçus comme des partenaires business par les métiers.

« Ce chiffre illustre le changement de paradigme et donc de posture pour les DSI. De prestataires de service IT, engagés dans une relation contractuelle avec les métiers, ils doivent évoluer, devenir des partenaires, des business enablers pour véritablement accompagner la transformation en réinventant les processus », précise Bruno Mettling, CEO de topics

Un déficit d’accompagnement par la RH

Néanmoins, et bien que les DSI soient majoritairement optimistes quant à l’avenir de leur métier (87 %), un écueil persiste : la capacité de la fonction RH à soutenir et accompagner un tel mouvement est jugée sévèrement notamment en ce qui concerne le recrutement de profils rares, car 68 % ne jugent pas efficace la fonction RH de leur entreprise en la matière. « Le constat RH est dur, constate Bruno Mettling, mais il révèle un déficit de synchronisation au sein des entreprises. Face aux fonctions clés qui se transforment, les équipes RH doivent, elles aussi, faire leur aggiornamento en étant encore plus orientées vers leurs clients internes ».

Les priorités exprimées par les DSI en matière RH sont l’organisation de formations pour faire monter les équipes en compétence (64 %), le recrutement de nouveaux profils au sein des équipes (44 %) et un accompagnement pour faire évoluer la culture managériale (42 %), au coude-à-coude avec le souhait d’une organisation plus horizontale pour gagner en agilité (41 %).

Source : topics, Fabernovel, CSA

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