Avec par le cabinet YouGov, Google a interrogé 500 décideurs et dirigeants de petites et moyennes entreprises (PME) en France. Objectif : connaitre leurs priorités en termes de développement et de… publicité.

Les résultats de cette étude semblent logiques : la moitié (49 %) des dirigeants de PME en France affirme que « trouver de nouveaux clients » est leur principal défi pour les douze prochains mois. Une proportion à peu près similaire (44 %) affirme que la croissance de leur entreprise est leur principal objectif sur les douze prochains mois.

Leurs objectifs suivants sont de « faire la publicité de manière efficace » (24 %) puis de « mettre à jour les technologies qu’elles utilisent et ses systèmes d’information » (23 %).

Ces deux objectifs, extraits d’une étude réalisée pour le compte de Google, semblent eux aussi logiques. Confronté à une croissance plus faible de ses recettes publicitaires, le géant américain a lui aussi un nouvel objectif : convaincre les PME de passer par ses outils (comme Smart campaigns)  pour lancer plus facilement des campagnes de publicité.

Car cette étude constate que la création de ces campagnes représente un investissement de temps important pour les dirigeants de PME : seulement 3 % des PME passent entre 20 et 30 heures par semaine pour développer leurs campagnes de  publicité, et 20 % des PME y travaillent une heure maximum par semaine.

À la différence des grands comptes et des startups, beaucoup de PME ne bénéficient pas d’une forte visibilité sur le web. Une petite ou moyenne entreprise française sur trois ne possède pas de site en 2019. Plus de 60 % d’entre elles ne gèrent pas leur visibilité sur les moteurs de recherche.

Cette proportion peut surprendre.  Fin 2016, le rapport de Deloitte « Économie numérique : Le digital, une opportunité pour les PME françaises » indiquait que deux PME sur trois bénéficiant d’un site internet.

Taux de croissance plus élevé

Mais quel que soit le pourcentage, la France accuse un retard par rapport au reste de l’UE où trois PME en moyenne sur quatre en bénéficient.

Alors que l’on ne cesse de parler de transformation numérique dans les médias et les colloques, ces chiffres montrent à quel point il y a un fossé entre ce buzz word et la réalité sur le terrain.

Or dans un contexte de forte concurrence, disposer d’un site web et communiquer sur les réseaux sociaux (via notamment des campagnes publicitaires) apparait comme une évidence, voire même une nécessité pour trouver de nouveaux clients.

Il existe un décalage entre le niveau de maturité des consommateurs français et celui des entreprises françaises. Sept consommateurs sur dix achètent et paient en ligne en France, alors qu’en comparaison, seules une grande entreprise sur deux et une PME sur huit font usage de solutions de vente en ligne.

Or, selon le cabinet Roland Berger, auteur d’une étude sur la transformation numérique, les entreprises qui intègrent pleinement le numérique connaissent en moyenne un taux de croissance multiplié par 6 et un taux de satisfaction des salariés 50 % plus élevé.

Le manque de compétences techniques, la méconnaissance des bénéfices potentiels de la transformation en termes de coûts ou le manque de familiarisation aux outils digitaux disponibles sont autant de freins qu’il convient de lever pour accélérer cette nécessaire mutation.

Source : Google

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