Les méthodes Agile et DevOps sont des pratiques de transformation essentielles pour fournir plus rapidement de meilleurs logiciels, mais elles ne vont pas assez loin, estime Forrester. La cartographie des chaînes de valeur (VSM) peut aider les entreprise à améliorer leurs livraisons de code.

La réussite de toute entreprise est aujourd’hui synonyme de livraison continue de nouveaux produits et services innovants. Dans la plupart des cas cette innovation permanente dépend de la capacité de l’entreprise à développer et livrer de nouveaux logiciels en continu. Certes les organisation ont fait de nombreux progrès dans ce domaine avec la mise en œuvre d’outils et de pratiques destinés à rendre plus fluide de développement et la livraison de nouvelles fonctions et applications.

Pourtant, pour de nombreuses entreprises, les résultats restent mitigés (lire notre article à ce sujet), « les flux de développement ne sont pas pleinement optimisés, et la valeur commerciale fournie n’est pas claire », précise Forrester dans une étude publiée récemment. « La gestion de la cartographie des chaînes de valeur (VSM pour Value stream management), une nouvelle approche pour relier l’activité d’une organisation à sa capacité de livraison de logiciels, a le pouvoir de combler ces lacunes », estime le cabinet d’étude.

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Menée pour le compte de CollabNet VersionOne, un fournisseur de plateformes pour la planification Agile, le DevOps et la VSM, l’étude a été conduite auprès de 305 professionnels de l’informatique, impliqués dans la planification, la construction, la mise en production et la gestion des logiciels, dans des entreprises d’Amérique du Nord et d’Europe et provenant de divers secteurs d’activité.

VSM, une nouvelle approche holistique…

Selon les résultats de l’enquête, les organisations comprennent l’importance de l’optimisation de la livraison des logiciels, mais elles ont du mal à l’atteindre. « Les décideurs ont conscience que l’amélioration continue, l’agilité, la visibilité et la collaboration sont autant d’ingrédients nécessaires pour que les logiciels apportent de la valeur », explique le rapport. Cependant, les défis, notamment des chaînes d’outils mal intégrées, un mauvais alignement organisationnel et métrique, et la difficulté de se battre contre de multiples flux de travail parallèles, font que beaucoup ne sont pas à la hauteur dans ces domaines.

La VSM, une nouvelle approche pour fluidifier la fourniture de logiciels, est une combinaison de personnes, de processus et de technologie qui permet de cartographier, de visualiser, de régir et de mesurer le flux de valeur des entreprises dans les filières de livraison de logiciels. C’est une boîte à outils permet d’identifier les sources de valeur aussi bien que de perte de valeur. « Elle permet aux entreprises de réduire les gaspillages, de fournir une visibilité de bout en bout à toutes les parties prenantes et de promouvoir la livraison de valeur stratégique », affirme le rapport.

… mais qui souffre encore des défauts de sa jeunesse

Comme toute nouvelle approche méthodologique, la VSM souffre encore des défauts de sa jeunesse. Les adoptants de la première heure estiment que « les outils ne sont pas aussi intégrés qu’ils pourraient l’être, et les initiatives visant à soutenir correctement la VSM font parfois défaut ». Mais, bien qu’il soit important d’améliorer ces domaines pour réaliser le véritable potentiel de la VSM, ses adeptes voient déjà de nombreux avantages alignés sur leurs objectifs grâce à la VSM.

La VSM implique un changement d’état d’esprit et une amélioration des outils traditionnels de mesure des résultats. Historiquement, les équipes de logiciels se sont concentrées sur des mesures de résultats comme la durée des cycles de développement et les défauts à la sortie. Mais, même si ces outils restent essentiels, ils s’avèrent insuffisants « à une époque où la fourniture des logiciels appropriés dépend de la contribution des dirigeants d’entreprise », précise le rapport.

Comment ? « En faisant tomber les barrières de communication pour permettre aux entreprises de suivre [via un aperçu global des processus, NDLR] la manière dont leurs efforts en matière de logiciels contribuent à la croissance de l’entreprise », répond le rapport.

Source : Forrester

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