Le marché mondial des postes de travail virtuels (VDI) devrait croître d'environ 5 milliards de dollars d'ici 2022. L’Edge computing pourrait favoriser l’intégration de la VDI dans les entreprises.

Apparue vers 2006, la VDI présente différents avantages : économies de coûts, utilisation efficace des ressources et de l'énergie, meilleure intégrité des données grâce à la centralisation de la sauvegarde.

En virtualisant les postes de travail, les entreprises peuvent non seulement réduire les coûts matériels, simplifier la gestion des postes de travail et faire gagner un temps précieux aux équipes informatiques en termes d'administration et de support.

Ces arguments tiennent toujours et sont plus que jamais d’actualité puisque les organisations cherchent à être plus agiles (en simplifiant notamment la gestion des postes de travail). D’où un marché en forte croissance dans les prochaines années.

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Il ne faut pas pour autant oublier que l'investissement dans des logiciels VDI a entraîné des frais de licence importants et l'immobilisation du matériel du fournisseur, ce qui a augmenté le coût de la mise en œuvre.

Et, il y a eu l'émergence de l’Edge computing. Selon la définition d’IDC, le Edge computing peut être considéré comme un réseau maillé de micro data centers qui traitent ou stockent les données critiques localement. Son usage se développe depuis quelques années déjà avec le besoin de traiter les gros volumes de données transmises par l'IoT.

Mais l’Edge computing présente aussi un intérêt pour la gestion des  postes de travail virtuels. En centralisant et en automatisant d'autres tâches quotidiennes, cette option technologique permet aux équipes informatiques de se concentrer sur d'autres questions, telles que la planification stratégique ou la gestion des urgences imprévues.

Pas de normes cohérentes en matière d'architecture

Certaines solutions d’Edge computing permettent également aux équipes informatiques d'aller plus loin dans la centralisation des fonctionnalités de gestion et d'administration. Elles intègrent notamment des fonctionnalités de reprise d'activité automatisée telles que la réplication, la planification instantanée et la reprise au niveau des fichiers.

En cas de panne à un point d'accès au réseau ou à un terminal, l'utilisateur peut immédiatement passer à une autre machine et se reconnecter et, dans la plupart des cas, continuer là où il s'est arrêté. Cela répond à l'objectif de presque toutes les équipes informatiques, qui est de fournir une infrastructure informatique hautement disponible.

Un déploiement VDI s'exécutant sur ce type de « réseau maillé » permet aux utilisateurs de se connecter en toute sécurité à n'importe quelle machine du réseau et d'accéder à leurs fichiers, emails et applications.

Restent les défis de sécurité et d'administration posés par la multiplication du BYOD. En les intégrant dans un environnement VDI officiellement approuvé, les smatrphones et les tablettes des collaborateurs peuvent être plus efficacement protégés contre les risques potentiels de cybersécurité.

Sur le papier, la VDI et l’Edge computing méritent d’être étudiées de près. « Il existe de nombreux cas d'utilisation intéressants, mais il n'y a pas vraiment de normes cohérentes en matière d'architecture et d’administration », rappelle Chris Gardner, analyste chez Forrester Research.

Source : marketresearchfuture.com

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