Les entreprises et administrations françaises font évoluer leur approche du cloud avec une stratégie multi-fournisseurs, selon l’étude de MARKESS by exægis. Autre constat : la montée en puissance du PaaS et des plates-formes applicatives à base d’APIs, de microservices et de conteneurs.

Le recours au cloud computing par les entreprises et administrations françaises s‘est fait par vagues successives, avec une montée en puissance progressive des usages associés.

En premier lieu, elles ont adopté le SaaS, suivi par des projets de cloud privé au niveau des infrastructures (IaaS). Les premières démarches de type « cloud first » commencent à émerger à partir de 2015-2017 en France, avec une accélération des besoins en cloud public.

Les stratégies déployées actuellement, ou en cours de validation, s’orientent vers une diversification des fournisseurs et une volonté d’être plus agile en intégrant les microservices et conteneurs.

Ce sont les principales conclusions de l’étude “Multi-Cloud, Cloud Hybride et Services Managés : Approches, Tendances & Enjeux à 2021” de MARKESS by exægis.

Réalisée auprès de 120 DSI, CTO et CDO, elle révèle que ces dernières tendances se confirmeront jusqu’en 2021 :

■     51 % des décideurs interrogés confient qu’ils auront recours à plusieurs formes de cloud (différents IaaS publics, IaaS public avec IaaS privé, etc.) ;

■     55 % indiquent que leurs dépenses dans des clouds publics augmenteront ;

■     32 % combineront au moins une solution de DRaaS dans un cloud public et dans un cloud privé.

Pour les décideurs interrogés, cette stratégie « multicloud et cloud hybride » apporte de nombreux bénéfices comme l’accès à des services innovants (de « data analytics », d’intelligence artificielle et de machine learning, de nouvelle génération de bases de données…), une plus grande réactivité dans les réponses aux demandes des clients internes.

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Cette multiplication des fournisseurs dans le cloud n’empêchera pas les entreprises de conserver des environnements « on premise » pour certaines activités non éligibles au cloud ou assurer l’indépendance face à un prestataire unique de cloud.

Toutefois, 68 % et 58 % des DSI et CTO interrogés estiment complexe la gestion d’environnements multicloud et hybride (« on premise » / « in the cloud »). Démultiplication des risques sécuritaires, gestion des différents contrats de services, interopérabilité entre environnements ou difficulté de supervision des environnements sont autant de difficultés citées.

L’étude révèle notamment une forte demande en matière de services managés de la part des décideurs interrogés. La moitié des répondants attendent de ces services une prise en charge des sauvegardes, 49 % une gestion des patchs et correctifs et 43 % la gestion du PRA pour renforcer leur résilience.

D’ici fin 2020, plus d’un tiers (38 %) des DSI et CTO interrogés comptent recourir à une CMP (Cloud Management Platform) afin de gérer leurs environnements hybrides et multicloud. Et l’intelligence artificielle (IA) sera également de plus en plus utilisée dans la supervision et le pilotage de ces environnements.

Source : markess.com

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