D’après une étude réalisée par IFOP pour le compte de Quadient France, la généralisation de la facturation électronique avance de manière inégale selon la taille des entreprises sondées.

Parmi les causes de l’évolution technologique des entreprises, la conformité réglementaire est l’un des facteurs les plus constants dans le temps. Le dernier en date est l’obligation de la facturation électronique entre entreprises (B2B), qui doit être implémentée entre le 1er juillet 2024 et le 1er janvier 2026. En effet, depuis le 1er janvier 2020, les entreprises sont tenues d’envoyer leurs factures à destination du secteur public au format électronique. Puis, la loi de finances de 2020 a introduit l’obligation de facturation électronique dans les échanges entre entreprises assujetties à la TVA, établies en France.

Ces obligations de facturation électronique seront imposées selon un calendrier qui tient compte de la taille des entreprises. Ces mesures visent principalement à lutter contre la fraude fiscale et à réduire les délais de paiement. Cependant, comme toute évolution réglementaire, celle-ci recèle des enjeux d’organisation(équipement, processus, applications, lien avec l’administration fiscale, etc.) qui nécessitent une véritable approche transformationnelle. Le déploiement de solutions dédiées à la facturation électronique est un processus, qui suppose une coordination entre différents services (informatique, comptabilité, gestion, service achats) et une planification en amont afin d’opérer une transition coordonnée du format papier au format digital.

Les grandes entreprises ont pris de l’avance

Et sur ce sujet la maturité des entreprises dans l’intégration des solutions de facturation diffère selon la taille de celles-ci. C’est le constat dressé par une étude menée par Ifop pour le compte de Quadient. En 2020 plus de 50 millions de factures ont été échangées sur Chorus Pro, le portail de dématérialisation des factures de Quadient. La facture électronique devient petit à petit la norme entre les entreprises et le secteur public. Un chiffre à mettre en perspective avec le nombre de factures produites chaque année par les entreprises, et qui avoisineraient 2,5 milliards.

L’étude IFOP Quadient révèle que les grandes entreprises ont déjà entamé leur migration : 75 % des entreprises de 500 salariés et plus ont mis en place une solution de facturation électronique. Dans le même temps, 45 % des entreprises employant entre 250 et 499 collaborateurs n’ont pas encore de solution ad hoc. L’enquête a été menée entre août et septembre 2021, auprès d’un échantillon de 502 décideurs, représentatif des dirigeants et cadres dirigeants d’entreprises situées en France.

La maturité numérique des PME est en cause

La perception de la difficulté d’un tel déploiement explique en partie ce retard des PME. Alors que 71 % des grandes entreprises considèrent que l’obligation de transmettre leurs factures de façon dématérialisée sera facile à mettre en œuvre, seulement 53 % des PME l’envisagent de la même manière. « Les raisons de cet écart sont multiples et renvoient à la maturité digitale des entreprises, mais également à l’organisation et aux ressources internes de ces entreprises, explique le rapport. En effet, toutes ne disposent pas nécessairement de l’expertise pour mener à bien cette transition numérique ». 

Le bénéfice perçu par les entreprises reste cependant globalement uniforme : 54 % des entreprises tous segments confondus y voient une meilleure traçabilité des factures. Pour 47 % d’entre elles, la facturation électronique est synonyme de gain de productivité pour les équipes. 

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