Grâce à la pandémie, l’agilité et la performance technologique ont été propulsées au rang de condition vitale au maintien de l’activité de l’entreprise. Mais pour améliorer leur prise de décision, les dirigeants ont besoin d’informations de meilleure qualité et de pouvoir les partager.

Si les entreprises devaient sortir de la crise actuelle avec une seule leçon apprise, celle-ci serait l’agilité. En effet, l’agilité et la performance technologique ont été propulsées au rang de condition vitale au maintien de l’activité. Après plus d’un an à ajuster leur entreprise et leurs processus pour adapter leur fonctionnement aux incertitudes de la crise, les chefs d’entreprise cherchent à présent à cultiver ce qui a été appris pour une plus grande agilité. D’après les résultats d’une étude Apptio, le fournisseur de solutions de TBM (Technology Business Management) pour d’optimisation des performances financières, en collaboration avec Harvard Business Review : 82 % des dirigeants mondiaux ont augmenté leurs investissements dans des initiatives digitales suite à la pandémie, 62 % augmentant même leurs budgets informatiques pour pouvoir les financer.

Dans ce contexte, les investissements dans la technologie prennent une importance stratégique pour la résilience de l’entreprise et la créativité de ses salariés. Mais pour prendre des décisions basées sur la donnée, encore faut-il que celle-ci soit disponible, accessible et fiable. Parmi les priorités des dépenses informatiques les plus citées pour les 12-18 mois à venir, les répondants citent le déploiement de technologies visant à accélérer la livraison de nouvelles applications ou de nouveaux produits (62 %), suivi par la mise en place de solutions pour les salariés qui travaillent en distantiel (50 %), et enfin la migration de l’infrastructure dans le cloud (45 %).

La donnée au cœur de l’agilité

Toutefois, pour tirer parti des possibilités offertes par la technologie, les décisions des dirigeants et des décideurs informatiques doivent reposent sur des informations exploitables sur les dépenses en technologie et la mesure de sa valeur pour l’organisation. La donnée est ainsi le moteur principal de la prise de décision rapide. La crise a en effet accéléré le rythme de prise de décision au sujet des dépenses informatiques. D’après l’étude Apptio, 62 % des répondants s’accordent à dire que leur cadence de supervision de leur budget informatique s’est accélérée au cours de l’année dernière.

Cependant, la fiabilité et la ponctualité des données freinent le processus. Selon l’enquête précitée, 92 % des chefs d’entreprise interrogés considèrent que les données sur la valeur commerciale de l’informatique sont très importantes, seulement 62 % ont vraiment confiance dans la qualité de ces données. Un peu plus de la moitié (55 %) des répondants conviennent que les informations qu’ils utilisent pour faire des choix ne sont pas aussi à jour qu’ils le souhaiteraient. Pourtant, l’entreprise moderne a besoin d’un système informatique conçu pour prendre des décisions en temps réel et fondées sur les données, la mise en évidence des idées, la planification de scénarios et le suivi de la valeur de l’innovation.

Développer de nouveaux processus

Parmi les autres obstacles cités à la prise de décision relative au budget informatique les deux principaux concernent le manque de mesure systématique de la valeur économique (45 %) et la disparité des vues sur les dépenses informatiques selon que l’on soit directeur IT, financier ou métiers (33 %).Suite à ce constat, 59 % des répondants déclarent qu’ils travaillent au développement de nouveaux processus pour mesurer la valeur commerciale de toute dépense informatique.

D’autres changements que les répondants déclarent devoir réaliser incluent l’inventaire régulier des compétences et capacités actuelles ou attendues de leurs effectifs pour exécuter leur stratégie digitale (48 %), l’alignement et l’intégration des données utilisées par les services IT, financiers et opérationnels pour suivre et prévoir les dépenses informatiques (46 %) et l’amélioration de leurs processus budgétaires informatiques pour soutenir une plus grande agilité commerciale(46 %).

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