Le cloud n’est plus seulement une question d’économie et de flexibilité de la consommation des technologies, il procure un avantage concurrentiel à ceux qui savent l’utiliser. Mais pour y arriver, il faut mettre 60 % de son système informatique dans le cloud.

« Des performances supérieures en matière de cloud nécessitent des niveaux élevés d’adoption et d’orchestration », c’est ce que constate une étude réalisée par Infosys. Celle-ci a révélé des liens spécifiques entre la croissance des bénéfices des entreprises et l’utilisation du cloud pour développer et lancer rapidement de nouvelles solutions, et mettre de nouvelles fonctions sur le marché.

« La capacité du cloud à générer une nouvelle valeur à partir des données et à découvrir de nouvelles sources de revenus est également liée à la croissance des bénéfices », affirme le rapport. Celui-ci révèle qu’une mise sur le marché plus rapide et de nouvelles sources de revenus peuvent faire croître les bénéfices des entreprises jusqu’à 11,2 % par an.

L’étude Cloud Radar 2021 a été menée par l’Infosys Knowledge Institute (IKI), une branche de recherche d’Infosys, auprès de plus de 2 500 répondants issus d’entreprises des États-Unis, du Royaume-Uni, de France, d’Allemagne, d’Australie et de Nouvelle-Zélande. Elle a porté sur une série d’objectifs de performance commerciale liés au cloud et a révélé des liens spécifiques avec des compétences telles que la rapidité de mise sur le marché et les capacités. Les enquêteurs ont identifié un lien de profit lors de l’utilisation du cloud pour mettre rapidement sur le marché de nouvelles solutions et de nouveaux services.

Quatre types de performances

Les recherches décrivent quatre types de performances distinctes : peu efficace, efficace, très efficace et exceptionnelle. Ainsi, les entreprises exceptionnellement performantes (16 %) utilisent un plus grand nombre de fournisseurs de services de cloud et ont plus fréquemment recours à des infrastructures de cloud hybride.

Viennent ensuite les entreprises très performantes (19 %), qui ont transféré presque autant de fonctions commerciales vers le cloud que les entreprises exceptionnelles. Elles sont motivées par l’utilisation du cloud pour accélérer le déploiement de nouvelles solutions et de nouveaux services.

Les entreprises performantes (33 %) ont rapidement transféré des fonctions commerciales vers le cloud, mais ont commencé avec moins de fonctions commerciales dans le cloud il y a deux ans. Cette catégorie se concentre davantage sur le cloud pour réduire les coûts que ses pairs plus performants. Enfin, les entreprises peu performantes (32 %) sont les moins susceptibles d’utiliser le cloud public et ont le moins de certitude quant à l’estimation des dépenses liées au cloud.

À 60 % dans le cloud

Selon le rapport, le bénéficie financier du cloud ne se concrétisent que lorsque les entreprises ont au moins 60 % de leurs systèmes dans le cloud. Et encore, pour bénéficier de l’IA dans le cloud, la barre est encore plus haute. Les entreprises doivent avoir au moins 80 % de leurs fonctions commerciales, telles que les applications commerciales interdomaines, dans le cloud pour que l’IA puisse stimuler la croissance des bénéfices.

L’étude Cloud Radar a révélé que près d’une entreprise sur six a atteint des performances exceptionnelles en matière de cloud. En termes d’adoption du cloud, moins d’une sur cinq a franchi le seuil des 60 % pour en tirer des bénéfices. En conclusion, la ruée sur le cloud n’est pas prête de s’éteindre : d’ici 2022, affirme le rapport, plus de 40 % des entreprises interrogées prévoient de transférer plus de 60 % de leurs systèmes dans le cloud, contre 17 % aujourd’hui.

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