Une étude révèle que les conseils d’administration tardent à exploiter la valeur des données dans leur entreprise. Or, la composabilité et l’IA sont essentielles pour exploiter les données en tant qu’actif essentiel nécessaire à un avantage concurrentiel et au renforcement de la résilience.

Les entreprises passent à côté de capacités et d’informations transformationnelles. Dans la plupart des secteurs, le passage au cloud a pris beaucoup de temps pour se concrétiser. 

Ce qui est en cause c’est la combinaison de plateformes technologiques héritées et d’un manque de compréhension par le conseil d’administration du rôle essentiel de la composabilité dans l’exploitation des données d’entreprise. 

Rappelons que la composabilité est un jeu de données qui permet l’agilité et la planification à moyen et long terme, que ce soit autour de l’investissement dans les actifs sur le terrain, de la planification des dépenses d’investissement dans les usines ou de la recherche de nouvelles sources de revenus.

C’est la conclusion d’une étude menée par IFS, spécialiste mondial des solutions cloud d’entreprise. La plupart des entreprises estiment avoir réussi à surmonter les crises des trois dernières années.

Mais, elles ont souligné que les déséquilibres des fonds de roulement et des stocks (56 %), ainsi que la volatilité de la demande (53 %) et l’imprévisibilité des supply chains (48 %) ont été leurs plus grands défis et ont concentré leurs efforts sur ces points.

Menée auprès de plus de 1 000 répondants de niveau C dans les secteurs de l’industrie manufacturière, de l’énergie et des services publics, de l’aérospatiale… cette enquête souligne la mise à l’index :
  • des applications héritées (60 %)
  • le manque d’intégration (48 %)
  • les applications inflexibles/monolithiques (43 %)


Ils considèrent qu’elles ont entravé leurs efforts et impacté leur capacité à atténuer efficacement les risques, soulignant les coûts potentiels associés au manque d’efficacité.

L’agilité de l’entreprise 

L’étude met en évidence les causes et les conséquences évidentes des plateformes technologiques obsolètes, telles que l’impact négatif des silos départementaux (18 %) et le manque persistant de visibilité des données (24 %). 

Cela suggère que les entreprises sont limitées dans leur capacité à utiliser leurs données dans la planification à long terme et que ces défis constitueront un obstacle plus important pour l’agilité de l’entreprise et toute réponse à d’autres dysfonctionnements.

41 % des entreprises qui ne disposent pas d’une stratégie composable, risquent la stagnation et une dette technique croissante. Si la valeur d’une architecture composable est bien comprise par plus de 70 % des personnes interrogées, il s’agit des membres de la direction exerçant des responsabilités commerciales et fonctionnelles.

Le conseil d’administration est à la traîne dans sa compréhension de la composabilité, avec seulement 19 % d’entre eux qui comprennent bien la valeur qu’elle crée, ce qui souligne le besoin d’éducation et d’analyses de rentabilité plus claires qui mettent en évidence la valeur à court, à moyen et à long terme.

DSI et directeur technique : principaux défenseurs de la composabilité

L’étude indique également que la supply chain (51 %), les achats (47 %), le service client et le support (40 %) sont les principaux domaines susceptibles de bénéficier de la composabilité, de même que l’expérience client (36 %) et l’ouverture à de nouvelles opportunités commerciales (51 %). 

L’étude envoie un message clair aux dirigeants : la composabilité est essentielle pour rester compétitif, renforcer l’agilité et augmenter la productivité dans l’ensemble de l’entreprise. 

La vitesse de réalisation de la valeur nécessite une base de données solide et une stratégie cloud mature comme prérequis à l’adoption d’autres technologies avancées. 

Le défi pour les entreprises est maintenant de réaliser de la valeur de manière généralisée, mais elles doivent avant surmonter des obstacles considérables. L’un étant le manque de compréhension de la part de la direction/du conseil d’administration (54,5 %) de la valeur de la composabilité, et l’autre de ne pas progresser de manière adéquate dans leur parcours vers le cloud (50 %). 

Il n’est donc pas surprenant que le DSI et le directeur technique soient les principaux défenseurs de la composabilité.