L’épisode tragique de WeWork connaît enfin un dénouement plus ou moins heureux. Le groupe japonais SoftBank a déclaré reprendre la main sur la société de coworking en grande difficulté. Pour cela, le japonais prévoit un investissement maximal de 5 milliards de dollars en échange d’actions de WeWork. Cette opération lui permettra d’en assurer le contrôle total. Sur le papier, SoftBank va acquérir WeWork pour près de 8 milliards de dollars. C’est un véritable soulagement pour l’entreprise, après avoir enregistré des pertes massives depuis quelques mois. Pour rappel, WeWork a été valorisée à plus de 47 milliards de dollars avant sa revente. Une valorisation gagnée en grande partie grâce à la capacité de collecte de fonds de son ancien PDG, Adam Neumann. Avec cette opération, elle perd ainsi 40 milliards de dollars en valorisation boursière. Le rachat s’est déroulé un mois après le départ d’Adam Neumann de la direction de l’entreprise, et trois semaines après sa décision de déférer son offre publique initiale.  Désormais, Sebastian Gunningham, actuel président et directeur d’exploitation, et Artie Minson font exercer ensemble les fonctions de co-PDG.

Néanmoins, la reprise de WeWork par SoftBank va engendrer quelques bouleversements au fonctionnement de la société. Celle-ci continuera sûrement de réduire son coût opérationnel en supprimant des centaines de postes, et en décidant de la fermeture de son école WeGrow dès l’année prochaine. WeWork va aussi perdre son directeur marketing, Robin Daniels et son directeur de la communication Jimmy Asci. Pour se refinancer, elle pourrait entrer en discussion avec JP Morgan. Pour rappel, cette plateforme mondiale de coworking est actuellement présente dans 29 pays et 111 villes, et compte 527.000 utilisateurs quotidiens.

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