Tik Tok fait actuellement partie des plateformes de médias sociaux les plus populaires auprès des jeunes de moins de 25 ans (Surtout en Inde, Etats-Unis, Turquie, Russie...). Cette application de la société internet chinoise ByteDance permet à ses utilisateurs de créer des vidéos d’une durée de 60 secondes qu’ils peuvent ensuite publiés sur leur compte. Le succès de cette plateforme a vu l'émergence de nombreux créateurs de contenus fonctionnent actuellement comme de véritables entreprises de divertissement et de publicités. Il y a quelque temps, des vidéos « Deepfakes » ont commencé à faire leur apparition sur le réseau social. Ce type de vidéo est principalement connu pour montrer des situations qui ne sont pas réelles. Les créateurs de ces Deepfakes utilisent une intelligence artificielle qui remplace le visage d’une personne par celui d’un autre. Ils peuvent donner l’impression qu’une personne a fait ou a dit quelque chose alors que cela ne s’est jamais produit réellement.

Avec plus de 24 millions d’abonnés à son actif, Charli D’Amelio fait actuellement partie des plus suivis sur TikTok. Le compte TikTok de cette adolescente de 15 ans originaire du Connecticut s’est fait connaitre grâce à une vidéo de danse publiée en 2019 devenue virale. Elle est ensuite devenue l’une des adolescentes les plus populaires de la plateforme grâce à ses vidéos de chorégraphie et de danse. Toutefois, des utilisateurs utilisent actuellement certains de ses contenus pour attirer leur propre public. Dernièrement, Jesse Richards, un créateur de vidéos deepfakes qui compte 7,500 abonnés à son actif, a republié des vidéos de Charli D’Amelio dans son propre compte en remplaçant son visage par celui de Michael Scott, le personnage de la série « The Office ». Ainsi, ses vidéos ont fait le buzz.

La technologie permettant de générer des vidéos Deepfakes a toujours été critiquée par de nombreuses personnalités. En effet, les Deepfakes peuvent être utilisées pour diffuser une fausse information ou pour nuire à la réputation d’une personne. En début d’année, Facebook a annoncé officiellement que les deepfakes ne seront plus acceptés et qu’ils seront directement supprimés. Toutefois, cette nouvelle politique comporte encore des lacunes, car certaines vidéos seront toujours acceptées malgré le fait qu’elles aient été manipulées.

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Photo du profil de Léa Faure
Journaliste IT, IT Social

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