Ce mardi, Twitter a décidé de rejeter la tentative du gouvernement français de mener une campagne visant à inciter les électeurs à s’inscrire en vue des prochaines élections au parlement européen. Dans ce cadre, les services d’informations du gouvernement français ont prévu de payer des tweets sponsorisés. Le réseau social a eu recours à une loi française sur les fausses informations pour justifier son refus. En décembre 2018, les autorités françaises ont adopté une nouvelle loi exigeant que les campagnes politiques sur internet doivent révéler les noms de ceux qui les ont financés ainsi que le montant dépensé. Cette législation entre dans le cadre de l’initiative du président Emmanuel Macron à lutter contre la diffusion d’informations erronées et d’une propagande douteuse.

La décision de Twitter a contrarié de nombreuses personnalités françaises. La députée Naïma Moutchou a qualifié le geste du réseau social de blague de poisson d’avril dans un tweet. Elle a ensuite accusé Twitter de non-respect de la loi française sur la transparence. Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur a également indiqué que Twitter a interprété la loi trop littéralement. D’après lui, le réseau social devrait investir plus de temps dans la lutte contre les contenus glorifiant le terrorisme plutôt que de bloquer une campagne d’inscription à la liste électorale d’une République démocratique. Pour le moment, Twitter n’a émis aucun commentaire par rapport à cette circonstance. Cependant, Christophe Castaner a déclaré que ce sujet sera discuté avec les GAFA (Google, Apple, Amazon et Facebook) lors de la prochaine réunion des ministres de l’Intérieur du G7.

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