Depuis que le Gouvernement a annoncé la stratégie nationale pour la sécurité du numérique de la France, les initiatives se sont multipliées de la part d’acteurs du numérique afin de proposer des solutions alternatives aux géants américains. L’alliance conclue entre cinq acteurs de l’écosystème de la cybersécurité faisait suite à d’autres initiatives : PlayFrance.Digital et IT50plus qui demandent de garantir 50 % des achats publics à des entreprises françaises ou européennes, Solainn qui propose une marketplace des solutions numériques de France et EFEL Power qui s’engage pour la réussite internationale des éditeurs de logiciels français.

Cette fois ce sont huit éditeurs français de solutions de collaboration qui annoncent se regrouper pour proposer une alternative à Microsoft 365. Atolia, Jalios, Jamespot, Netframe, Talkspirit, Linagora, Whaller et WIMI annoncent être en mesure de proposer dès aujourd’hui une alternative crédible à la suite logicielle proposée par Microsoft 365 (anciennement Office 365). Ces entreprises françaises du numérique, qui travaillent déjà pour des acteurs publics (administrations, collectivités), commercialisent ainsi des alternatives à l’ensemble des services fournis par Microsoft : messagerie, traitement de texte, chat, visioconférence, stockage de document…

Des suites logicielles et collaboratives

Les suites logicielles fournies par ces acteurs français de la digital workplace présentent selon ces promoteurs trois atouts. Sur le plan de la souveraineté, elles garantissent que les données et les solutions sont intégralement hébergées en Europe par des acteurs européens, échappant ainsi au Cloud Act. Ces solutions peuvent également être intégrées dans des infrastructures certifiées SecNumCloud, se conformant ainsi aux exigences les plus fortes de l’État en termes de sécurité.

Ensuite, ce sont des entreprises 100 % françaises dont les dirigeants sont présents localement et peuvent travailler de concert avec leurs clients et les acteurs publics pour collaborer sur le long terme. Ces entreprises développent de l’emploi majoritairement sur le territoire franco-européen et génèrent des flux financiers qui participent activement à l’économie de la France.

Enfin, elles proposent des solutions respectant la nouvelle doctrine de l’État du « Cloud centrique ». « Ces entreprises ont par ailleurs choisi, pour les plus anciennes, de privilégier un modèle de développement favorisant leur indépendance capitalistique et sont donc des partenaires de confiance pour l’État dans le développement de sa propre souveraineté », explique le communiqué.

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