Lors de la conférence de la présentation des résultats de SoftBank, son dirigeant, Masayoshi Son, a admis qu’il a fait une erreur en investissant dans WeWork. Pour rappel, cette entreprise de location d’espaces de coworking a connu une dévalorisation catastrophique résultant d’une mauvaise gestion et d’une série de scandales sexuels qui ont touché son ex-PDG. SoftBank a investit 8.2 milliards de dollars pour le redressement de WeWork. Selon le PDG, l’investissement consenti par l’entreprise à travers son fonds de financement Vision Fund a impacté lourdement ses finances. SoftBank a essuyé une perte importante de 6.5 milliards de dollars pour le deuxième trimestre de l’année, la plus importante de son histoire. Notons que Vision Fund a aussi investi dans une vingtaine de sociétés, dont Uber.

Malgré cette déclaration plutôt alarmante, le dirigeant de SoftBank reste optimiste quant à la possibilité de transformer WeWork en une entreprise rentable. Pour cela, il a imaginé un plan de redressement en trois étapes. La première consiste à suspendre toutes les opérations de construction de nouveaux locaux par WeWork sur une période maximale de quatre ans en raison de leur coût élevé. Deuxièmement, WeWork doit parvenir à réduire ses coûts opérationnels dans d’autres secteurs. Enfin, l’entreprise doit se délester de ses activités les moins rentables. SoftBank possède actuellement 80 % de WeWork après une opération de rachat de 9.5 milliards de dollars. Cela lui permet de prendre toutes les décisions. Dans le cadre du redressement de la société, SoftBank a nommé un nouveau directeur exécutif auprès de WeWork, Marcelo Claure, ancien dirigeant de Sprint.

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