Un collaborateur sur six exprime des inquiétudes sur l’intégrité des documents qu’il manipule. Plus d’un actif français sur deux utilise la signature électronique. Quelque 20 % des actifs disent avoir déjà été confrontés à un document numérique falsifié ou compromis dans le cadre de leur travail.

L’étude de Yousign portant sur un large échantillon de 4000 actifs en France, Espagne, Allemagne et Italie relevant de tous statuts professionnels, confirme le rôle clé de la signature électronique dans la confiance numérique. Son usage est en augmentation. À ce jour, plus d’un travailleur sur deux (soit 54 %), dans le domaine administratif ou commercial français, utilise la signature électronique dans son cadre professionnel. Cette proportion était de 44 % dans le dernier baromètre, soit une augmentation de 10 points d’une année sur l’autre. Les trois quarts des organisations sont désormais équipées d’une solution de signature électronique.

Les métiers de la finance, du juridique ou des ressources humaines font largement appel à la signature ou aux cachets électroniques, avec 70 % des salariés qui l’utilisent. Ils sont suivis par les fonctions de secrétariat, les services généraux, les achats et l'IT.

Les trois niveaux de qualification de la signature électronique

Définis par la réglementation européenne eIDAS (electronic identification and trust services) ces niveaux de confiance définissent la portée juridique de l'e-signature en fonction de la nature des opérations. Le niveau le plus simple correspond aux accords de niveaux de service (SLA), aux inscriptions et services en ligne et à la confirmation
de commandes.

La signature électronique de niveau avancé permet de signer des contrats importants et des crédit à la consommation, etc. Enfin, la signature électronique de niveau qualifié (QES) implique l’intervention d’un tiers de confiance pour les transactions critiques et les actes juridiques importants tels les contrats d’assurance-vie, les accords financiers, les actes d’avocats et les actes officiels.

Gain de temps, simplicité d’usage, garantie de sécurisation : les trois atouts de l'e-signature

YouSign a fait réagir le panel de l’enquête à une liste de neuf avantages parmi lesquels les répondants devaient en choisir deux. Les plus cités sont, dans l’ordre, le gain de temps pour la moitié des réponses, la simplicité d’usage pour 36 % du panel et la capacité à sécuriser de manière légale les documents pour un répondant sur cinq.

À noter également, la réduction du papier et des envois physiques pour deux interrogés sur dix. Pour quantifier le gain de temps, 38 % des professionnels estiment économiser plus d’une heure par semaine grâce à l'e-signature.

Intégrité des documents et souveraineté des services au centre des préoccupations

Alors que la numérisation est largement présente dans les organisations, les craintes liées à la sécurité et à l'intégrité des documents et des identités numériques restent bien présentes et concernent 60 % des répondants. À juste titre, puisque 20 % des actifs français déclarent avoir déjà été confrontés à un document numérique falsifié ou compromis dans l’exercice de leurs fonctions.

Dans un contexte géopolitique très tendu, la souveraineté numérique devient un enjeu majeur. Pour 30 % des salariés français, la localisation des serveurs en Europe est un critère essentiel pour garantir la protection des données sensibles. Une opportunité pour les fournisseurs européens de solutions d’authentification et sécurité face à des clients qui demandent plus de confidentialité et de transparence.