C’est la première fois que la FAA (Federal Aviation Administration) autorise l’intégration dans le fuselage et la structure d’un avion de ligne de pièces fabriquées en 3D. Un choix dicté par l’économie plus que la technologie.

Le Boeing 787 Dreamliner est le premier avion de ligne à bénéficier de l’autorisation de la FAA (Federal Aviation Administration), l’autorité américaine de l’aviation civile, d’utiliser des pièces de fuselage et de structure imprimées en 3D.

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Ces pièces reposent sur une technologie d’impression développée par la société norvégienne Norsk Titanium. A savoir un processus qui fait fondre un fil de titane dans un nuage de gaz d'argon pour réaliser de solides soudures qui peuvent également être complexes. Grâce à ce procédé propriétaire de dépôt plasma rapide, le fabricant peut créer ces objets 3D en titane et sans déchet, et il se vante que ces pièces nécessitent un minimum de finition.

Il ne s’agit pas là de pièces secondaires, mais bien de pièces maitresses d’un avion, de celles qui doivent supporter le stress de la cellule de l’appareil durant le vol. Ce qui explique pourquoi elles sont fabriquées en titane. L’application de ce matériau en coulées représente un coût important. Surtout que la perte de matière lors de son application est également importante.

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L’usage de l’impression 3D permet un travail de précision dès la conception des pièces et limite les pertes matière. Ce qui selon Norsk Titanium représenterait une économie a minima par Dreamliner de l’ordre de 2 à 3 millions de dollars. L’aspect économique l’emporte, tous les fabricants d’avions de ligne doivent affronter des retards et des pertes colossales (29 milliards de dollars pour le Dreamliner) avant qu’une ligne de produits (tous uniques) ne deviennent rentable. Les sources d’économies sont donc très appréciées.

Si l’impression 3D est une piste recherchée pour fabriquer et réduire les coûts des pièces d’avion, la FAA n’a pour le moment autorisé que quelques pièces. La prochaine étape très attendue sera l’autorisation non plus seulement des pièces individuelles mais surtout du procédé de fabrication.

Optimiste, Norsk Titanium va implanter près de New York dès 2018 une usine qui sera équipées de 9 imprimantes 3D, d'un format qui ne risque pas d'entrer dans votre bureau…

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Source des photos : Boeing et Norsk Titanium

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