À moins de six mois de la fin officielle de la prise en charge de Windows 7 par Microsoft, le 14 janvier 2020, toutes les entreprises n’ont pas encore franchi le pas. Selon une étude de Kollective, 18% des grandes entreprises n'ont pas encore adopté Windows 10.

Tout a une fin. Et Windows ne déroge pas à cette règle. Microsoft mettra officiellement fin à la prise en charge de Windows 7 le 14 janvier 2020 (support étendu). Connue depuis longtemps, cette échéance n’a pas encore convaincu toutes les organisations.

Une nouvelle étude, menée par Censuswide et commandée par Kollective, montre que près d'une grande entreprise sur cinq n'a pas encore achevé sa migration.

Lorsque Kollective a rendu compte de l'état de la migration vers Windows 10 en janvier dernier, 43% des entreprises aux États-Unis et au Royaume-Uni utilisaient encore Windows 7.

Malgré le fait que les fins de support soient publiées par l’éditeur, 17% des personnes interrogées ne connaissaient pas ce calendrier !

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Six mois plus tard, Kollective a constaté que 96 % des organisations ont commencé leur migration de Windows 7 à Windows 10. Mais alors que la plupart des entreprises (77 %) ont terminé ce processus, près d'une grande entreprise sur cinq ne l'a pas fait.

Comment expliquer ce retard ? La mise à niveau d’un système d’exploitation dans une entreprise qui a des centaines, voire des milliers de postes de travail, n’est jamais un long fleuve tranquille. La preuve, certaines entreprises ont mis jusqu'à trois ans pour passer de Windows XP à Windows 7, selon Kollective.

Deuxième raison expliquant ce retard, le cout de ce chantier. Microsoft permet d’étendre le support aux grandes organisations, mais ce coût est estimé à 500 000 dollars pour une entreprise possédant 10 000 postes de travail, selon cette étude.

 La fin du poste de travail « lourd » ?

Enfin, il y a la méconnaissance de la complexité de ce chantier et des offres de Microsoft. Premièrement, de nombreuses équipes informatiques ne se rendent pas compte de l'impact de Windows 10 sur leur calendrier de mise à jour, a constaté Kollective. Deuxièmement, 15% des équipes IT ignorent l'existence de Windows-as-a-service.

Avec Windows 10, les entreprises peuvent en effet bénéficier d’un produit au sens Agile du terme, c’est-à-dire évolutif et personnalisable en permanence selon ses besoins. C’est le principe du « PC as a service ». Cela implique de désigner au sein des DSI un Product Owner qui en sera le responsable, en fera la promotion auprès des métiers et identifiera avec eux les fonctionnalités susceptibles d’apporter de la valeur.

De façon plus générale, la migration vers Windows 10 confirme que la gestion des systèmes d’exploitation installés sur chaque poste de travail, fixe ou mobile, et l’intégration des correctifs de sécurité sont des tâches tellement récurrentes qu’elles en deviennent chronophages.

Car après Windows 7, ce sera au tour de Windows 8.1, dont le support étendu s’arrêtera  le 10 janvier 2023 (le support standard étant terminé depuis janvier  2018).

C’est une course sans fin. Et les DSI semblent dépassées. En mesurant le temps nécessaire à appliquer les correctifs de sécurité, Kenna Security et du Cyentia Institute ont constaté qu’en moyenne il a fallu 26 jours pour corriger un quart des failles, 100 jours pour atteindre la moitié et presqu’un an pour atteindre 75 % (rapport « Prioritization to Prediction. Volume 3: Winning the Remediation Race »).

L’avenir passe certainement par l’abandon des postes de travail « classiques » au profit de clients « légers ». Il s’agit d’une application installée sur un serveur Web, qui permet aux utilisateurs d’accéder à la plupart de leurs outils à partir d’un simple navigateur, y compris ceux utilisant des plateformes autres que Windows.

Source : kollective.com

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