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Le dispositif français d’assistance aux victimes d’actes de cybermalveillance est lancé. Il est dans un premier temps expérimenté de juin à octobre 2017 en région Hauts-de-France.

L’Etat avait annoncé le 18 juin 2015 la mise en place d’un dispositif national d’assistance aux victimes d’actes de cybermalveillance. Presque 2 ans après, le dispositif, incubé par l’ANSSI et copiloté avec le ministère de l’Intérieur, ouvre ses portes sous la forme d’un site web : CYBERMALVEILLANCE.GOUV.FR.

Assistance gratuite pour les 'non accompagnés'

A l’origine, et après le constat de la recrudescence des attaques informatiques, notamment de types rançongiciel et hameçonnage, l’objectif prioritaire fixé était de fournir prévention et assistance technique de proximité portées aux victimes d’actes de cybermalveillance - particuliers, entreprises (TPE/PME) et collectivités territoriales non accompagnées.

Objectif rempli, mais qui reste à tester à l’usage, le site s’adresse gratuitement aux particuliers, aux entreprises et aux collectivités territoriales (hors OIV). Avec pour objectifs :

  • la mise en relation des victimes via une plate-forme numérique avec des prestataires de proximité susceptibles de restaurer leurs systèmes ;
  • la mise en place de campagnes de prévention et de sensibilisation à la sécurité du numérique ;
  • la création d’un observatoire du risque numérique permettant de l’anticiper.

Les parcours de cybersécurité

Deux parcours sont proposés, pour les victimes d’acte de cybermalveillance et pour les prestataires de services de proximité :

  • Les victimes seront mises en relation avec des prestataires de proximité susceptibles de les assister grâce à un parcours permettant d’identifier la nature de l’incident.
  • Les prestataires de toute la France souhaitant proposer leurs services peuvent s’enregistrer sur la plate-forme.

Un espace dédié à la sensibilisation des enjeux de la protection de la vie privée numérique est également accessible aux internautes, avec des vidéos de sensibilisation et de découverte. À terme, des campagnes de prévention seront lancées à l’échelle nationale. Enfin, grâce au recueil de nombreuses statistiques, un observatoire sera créé en vue d’anticiper le risque numérique.

Un GIP et des prestataires de proximité

CYBERMALVEILLANCE.GOUV.FR est un groupement d’intérêt public (GIP), constitué pour permettre l’implication financière et opérationnelle d’acteurs publics et privés.

Le dispositif s’appuie sur les « prestataires techniques de proximité ». Interpellé par nous lors du FIC, en début d’année, Guillaume Poupard, Directeur général de l’ANSSI, voyait dans cette expression la référence aux distributeurs locaux de solutions informatiques et de sécurité.

Il s’appuie d’autre part sur les réseaux existants au niveau territorial, qu’il s’agisse des administrations de l’État (Gendarmerie, Police, représentants locaux de I’ANSSI) ou des collectivités et acteurs locaux (chambres consulaires, fédérations professionnelles, réseaux « transition numérique », etc.).

La plate-forme www.cybermalveillance.gouv.fr est disponible depuis le 30 mai 2017, avec une phase expérimentale en Hauts-de-France, région considérée comme représentative du territoire national par la diversité du taux d’urbanisation de ses départements et par l’implication des acteurs locaux dans la sécurité du numérique.

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