Une étude SAS sur les technologies mises en œuvre pour contrer les cybermenaces a mis en évidence la montée en puissance de l’analytique et de la biométrie, mais c’est l’apprentissage machine et l’IA qui devraient progresser le plus rapidement.

L’étude mondiale, effectuée par l’Association Certified Fraud Examiners (ACFE) et sponsorisée par SAS, s’est intéressée aux technologies utilisées pour la détection des cybermenaces. L’IA, la biométrie, la visualisation des données, l’analyse et la modélisation prédictive sont autant de technologies prometteuses pour contrer les cybermalfaiteurs.

De toutes ces technologies, c’est l’IA qui semble monter en puissance dans la détection des cybermenaces. Actuellement, seulement 13 % des organisations s’appuient sur l’intelligence artificielle et l’apprentissage automatique pour détecter et lutter contre la fraude, mais ce chiffre devrait presque doubler dans les 12 à 24 mois, car 25 % des organisations ont l’intention de l’adopter.

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Modélisation et analyse prédictive montent en puissance

« La visualisation des données et l’analyse/modélisation prédictive sont des techniques d’analyse relativement récentes qui ont été ou devraient être adoptées par une grande partie des organisations », estime le rapport. Au cours des deux prochaines années, elles devraient être utilisées par 47 % et 52 % des organisations respectivement, dans le cadre de leurs initiatives antifraude.

Questionnés sur les bénéfices de l’utilisation de l’analyse de données dans la détection des fraudes, les répondants ont cité les points suivants :

  • le volume, ce qui leur permet d’examiner un plus grand nombre de transactions et d’identifier un plus grand nombre de cas de fraude présumée,
  • la précision, entraînant une réduction du taux de faux positifs,
  • l’efficacité, en automatisant les tâches longues et fastidieuses,
  • la rapidité d’exécution, ce qui leur permet de détecter plus rapidement les anomalies.

Les évolutions inéluctables des techniques de détection

L’étude a également mis en évidence les tendances suivantes :

  • La montée en puissance de la biométrie. Une organisation sur quatre (26 %) utilise la biométrie dans le cadre de ses programmes antifraude, et 16 % prévoient de déployer de telles technologies d’ici 2021,
  • L’augmentation des budgets. Plus de la moitié des entreprises (55 %) ont prévu d’augmenter leurs budgets dédiés à la lutte contre la fraude dans les deux années à venir,
  • L’évolution des techniques d’analyse de données. D’ici 2021, près de trois quarts des organisations (72 %) devraient utiliser des solutions de supervision automatisée, de signalisation d’écarts et de détection d’anomalies. Parallèlement, près de la moitié des organisations prévoient d’utiliser des technologies d’analyse/de modélisation prédictive (52 %, contre 30 % aujourd’hui) et de visualisation de données (47 %, contre 35 % aujourd’hui).

Au vu de ces chiffres, il est manifeste que les organisations misent sur les technologies de l’analytique et de l’intelligence artificielle pour contrer les cybermenaces. Cependant, le potentiel de ces technologies ne doit certainement pas échapper aux cybercriminels aussi, qui vont sans aucun doute utiliser ces technologies pour contourner les contre-mesures. Nous assisterons alors à une guerre épique entre intelligences artificielles, la guerre des machines en quelque sorte.

Source : SAS

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