Salesforce, OutSystems, K2, Mendix, ServiceNow, Appian, AgilePoint mettent en avant leurs solutions Low-code. Quelques années après l’apparition de ce terme et des premières plates-formes, de nombreuses entreprises s’y mettent pur réduire les temps de développement.

Inventé en 2014 par Forrester Research, le Low-code répond à un besoin devenu prioritaire pour de nombreuses organisations : réduire les temps de développement des applications et suivre l'évolution des langages de programmation.

C’est la raison pour laquelle, les premières plates-formes capables de répondre à ces exigences ont vu le jour vers 2010. Les logiciels peuvent être (re) construits en utilisant le développement basé sur des modèles.

Cela signifie que les développeurs - ou même les analystes métier - peuvent s’appuyer sur une Plate-forme en tant que service (PaaS) pour créer des applications Web et mobiles, en utilisant une logique pilotée par modèle via une interface utilisateur graphique. Mais attention à ne pas le confondre avec le No-code (pas de code, pas de programmation).

La lourdeur du legacy

Ces utilisateurs peuvent aussi utiliser des composants applicatifs préconstruits. D’où un développement plus rapide qu’avec une méthode classique. En 2016, Forrester avait estimé que l'utilisation de telles plates-formes permettait de produire des applications six à vingt fois plus rapidement.

Une autre étude, commandée par Hitachi Consulting, a révélé que neuf décideurs informatiques sur dix pensent que les systèmes existants freinent leur capacité à croître et à utiliser tout le potentiel des technologies numériques.  De nombreux responsables ont précisé qu’ils étaient freinés par leurs solutions legacy.

Ce constat a entrainé une évolution des plates-formes Low-code. Au début, elles étaient principalement utilisées pour les applications mobiles, les applications de workflow et les logiciels de niche.

Aujourd'hui, elles sont principalement exploitées pour le renouvellement des applications « historiques » et critiques et des logiciels pour les processus centraux.

Les plates-formes Low-code permettent donc d’accélérer la transformation numérique. En proposant une gestion complète du cycle de vie des applications (de la conception au déploiement et à la maintenance), ces plates-formes permettent aux entreprises de se concentrer sur l'expérience client et l'innovation, plutôt que sur le développement et la gestion des applications.

Le Low-code pour tous les métiers

D’ailleurs, les plates-formes proposent des packages adaptés à chaque métier (commercial/marketing, finance, RH, logistique…).

Cependant, le Low-code ne signifie pas que les développeurs ne sont plus utiles. Si les applications Low-code sont prêtes à l'emploi par un simple glisser-déposer, toute personnalisation nécessite l'aide d'un développeur ou d'un codeur en back-end pour modifier les variables.

Or, de nombreuses applications métier performantes dépendent de la personnalisation. Et le Low code ne permet pas de faire tout et n’importe quoi. Il faut des cas d’usages définis.

Cependant, il apparait comme une solution intéressante pour de nombreuses entreprises. Pour l’instant,  les solutions Low-code s’adressent en priorité aux grands groupes. Mais des plates-formes adaptées aux spécificités des TPE/PME commencent à apparaitre.

Résultat, cette activité devrait atteindre les 27 milliards de dollars vers 2022, selon les études de ResearchAndMarkets. En 2017, il pesait près de 4 milliards de dollars.

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