La transformation numérique impacte tous les métiers. C’est le cas des DirCom. Très en avance par rapport à d’autres professions, ils sont frustrés de ne pas mieux exploiter la donnée. Principales causes : le manque d’outils spécifiques et de formation.

La transformation numérique est une réalité pour la grande majorité des DirCom français. C’est la principale conclusion de l’étude menée par Cision (spécialisé dans le logiciel de RP et d’influence) auprès de 380 DirCom en France du 15 juin au 15 septembre.

La très grande majorité (86 %) la juge comme nécessaire à leur métier. Mieux, cette profession semble en être avance comparée aux autres services de l’entreprise. Cela les amène à être d’ailleurs plutôt un moteur au sein de l’entreprise.

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Pour autant, ils ne délaissent pas complètement leurs méthodes classiques. Ils estiment que leur stratégie de visibilité repose à 60 % sur le numérique et encore à 40 % sur des tactiques traditionnelles.

Néanmoins, cette avance n’apparait pas nécessairement comme un atout. 87 % des DirCom estiment que la data n’est pas utilisée de manière suffisamment approfondie par le service communication (notamment pour mesurer l’impact de leurs actions et valoriser leur travail, un besoin plus fort que la peur d’être trop jugé quantitativement). Ils attendent notamment des améliorations dans la mesure des actions de communication.

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Mais seuls 13 % sont plutôt satisfaits. Et pratiquement aucun d’entre eux n’estime utiliser la data de manière tout à fait juste. Là aussi, les DirCom sont en avance sur leur temps, car la data est encore peu utilisée pour identifier ses cibles d’influence (médias, journalistes ou influenceurs).

Principale raison de ce constat négatif : le manque criant d’outils spécifiques (veille médias, analyses d’insights, social médias management…) : 72 % affirment que le département communication n’est pas suffisamment équipé pour conduire sa mutation numérique.

C’est encore plus notable quand on en vient aux solutions de Customer Relationship Management (CRM). Seuls 30 % des départements communication en sont équipés. Selon Cision, un tiers des DirCom peuvent relier l’impact des actions de communication à du chiffre d’affaires réel pour l’entreprise.

Pour les DirCom, une meilleure analyse de la donnée implique de s’appuyer notamment sur l’intégration de l’intelligence artificielle dans leurs outils. Les 2/3 d’entre eux estiment que l’IA va améliorer l’efficacité de leurs actions de communication. Une majorité (72 %) pense qu'elle leur permettra de se consacrer à des tâches à plus forte valeur ajoutée.

Et ils ne semblent pas très inquiets de l’arrivée de l’IA dans tous les secteurs y compris le leur : moins de 10 % pensent que l’IA va faire disparaitre beaucoup d’emplois dans la communication.

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  • Le manque de formation et de compréhension des objectifs (66 %)

Les DirCom constatent aussi un manque d’encadrement et de volonté forte de la Direction. Que ce soit à travers le manque de formation (66 %), de budget (64 %) ou encore d’accompagnement du CODIR (43 %), la Direction semble pointée du doigt concernant le manque de ressources qu’elle attribue aux projets de transformation digitale.

La mentalité des hommes et des femmes composant l’entreprise n’est pas identifiée particulièrement comme étant un frein à la transformation. Les managers sont mis en cause dans 32 % des cas et les employés dans une moindre part avec seulement 18 %.

La transformation numérique est une réalité pour les professionnels de la communication. Leurs pratiques au quotidien, que ce soit en termes de création de contenu ou de tactique de visibilité, ne cessent d’évoluer et de se tourner vers le digital.

La stratégie de communication repose néanmoins toujours sur un bon mix des techniques entre traditionnel et numérique. Et un soutien plus fort de la direction…

Source : Cision

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