Le Comité Français des Tests Logiciels (CFTL) a présenté son 3e Observatoire sur les pratiques des tests logiciels en France. Principaux constats : l’intégration des méthodes agile et le travail en équipe favorisent les tests.

Réalisé du 1er décembre 2018 au 21 janvier dernier, cet Observatoire des pratiques des tests logiciels 2019 s’appuie sur 843 réponses de professionnels du test. Il  intègre un focus sur les pratiques des tests en contexte Agile. Cette enquête confirme l'arrivée d'un nouveau métier : testeur agile. Il représente représentant 12 % de l'échantillon du CFTL.

Cette intégration s’explique notamment par la croissance significative des projets en approche Agile (+14,2 % par rapport à 2017) avec entre autres l'arrivée de l'ATDD (Acceptance Test Driven Development pour projets Agiles)/BDD pour 17 % des testeurs !

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Mais pour que des activités de test en contexte Agile soient couronnées de succès, il est nécessaire de s’appuyer sur une équipe (50 % des réponses) et des compétences Métier (43 %).

Automatisation pas généralisée

Les systèmes sur lesquels les testeurs travaillent confirment trois tendances fortes : les plateformes Web (+20,4 % par rapport à 2017), les applications mobiles (près de 26 %) et une nouveauté, l'IoT pour 4,38 % des personnes interrogées.

L'organisation des activités de tests connaît également des évolutions fortes : les testeurs faisant partie des équipes projets n'étaient que 35 % en 2013. Ils sont aujourd'hui plus de la moitié et 64 % pour les projets agiles. Les tests totalement gérés par une équipe indépendante ne représentent plus qu’un quart (23 %) des projets, contre un tiers en 2013.

Sans surprise, la technique de conception des tests à partir de spécifications, exigences ou User Story & critères d'acceptation reste la première utilisée pour plus de 90 % des testeurs. A noter cependant que les tests exploratoires passent la barre des 55 %, contre 44 % en 2013 et 47 % en 2017.

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L’automatisation peut encore évoluer puisque seulement 5,5 % des testeurs interrogés estiment que le pourcentage d'automatisation du patrimoine de test est au-delà de 75 %.

Les trois premières motivations pour entamer une démarche d'automatisation de l'exécution des tests, sont l'optimisation de la couverture des tests de régression (78 %), la réduction de la durée des campagnes de test (58 %) et la mise en œuvre de tests dans une démarche d'intégration continue (57 % et 63 % pour les projets Agiles).

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Reste un point noir : l'obsolescence des référentiels de test ! Une très forte majorité (82 %) des personnes interrogées y sont confrontées. Les deux principales raisons : cas de test n’ayant pas été mis à jour par rapport à l’évolution de l’application ainsi que les cas de tests incomplets.

Source : Cftl.fr

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