Il existe un consensus sur le fait que les experts du code ne sont pas menacés par les avancées de l’intelligence artificielle générative. Une étude d’Upwork, plateforme de recrutement spécialisée pour les travailleurs indépendants, le confirme. Reste à bien déterminer ce qui doit être automatisé et ce qui
ne l’est pas.


De nombreuses sources signalent que les professionnels du code ne sont pas menacés par l’IAGen (intelligence artificielle générative) dont la valeur ajoutée provient de l’analyse massive et efficace de données externes. Matt Asay, Vice President of Developer Relations chez MongoDB, cité sur notre site, déclarait « Tant que nous utiliserons les outils de l'IA générique pour augmenter le nombre de personnes, mais pas pour les remplacer, nous en tirerons d'énormes avantages sans tomber dans des erreurs flagrantes ». De fait, les développeurs savent que l’IAGen peut produire des résultats incorrects qu’il convient de corriger. En revanche, cette technologie permet de gagner du temps en délaissant, par exemple, la génération standard de requêtes SQL pour se concentrer sur des tâches créatives et à valeur ajoutée.

Une étude du site de référence Stackoverflow montrait que la plupart des développeurs, soit 39,3 % d’entre eux, font plutôt confiance à la précision des résultats. La même enquête indiquait que 77 % des personnes interrogées sont favorables ou très favorables aux outils d'IA. L'augmentation de la productivité est un critère avancé par 32.81 % des développeurs.

L’IA générative ne menace pas les développeurs indépendants

Dans le graphique ci-dessous issu d’Upwork, l’impact de l’IAGen sur le recrutement des développeurs paraît neutre voire en légère hausse pour les indépendants



Concernant le développement de sites web, les offres d’emploi seraient en hausse,
entre 6 % pour les interfaces frontend et 4 % pour la partie backend de création et gestion des sites.

Les données de l’enquête Upwork montrent une tendance équivalente pour les postes à temps plein et les indépendants avec 49 % des responsables déclarant qu'ils embaucheront plus de professionnels indépendants et la même proportion indiquant qu'ils recruteront plus d'employés à temps plein en raison de l'IA générative. Encore faut-il préciser que ces chiffes concernent le marché du travail américain.

De nouvelles fonctions seront liées à l’IAGen. Ainsi, il faudra saisir des « prompts » pertinents, à savoir des requêtes judicieuses soumises à ChatGPT et consorts, pour générer les résultats souhaités. Des spécialistes de ce domaine seront indispensables pour améliorer la qualité des réponses. Cela suppose une bonne compréhension des processus génériques utilisés par les IA.

De plus, les experts du machine learning seront plus que jamais nécessaires. Ils élaborent les LLM (modèles de langage) et travaillent sur les réseaux neuronaux d’IA en effectuant des analyses statistiques pour les améliorer.

Autre compétences recherchées, celles des rédacteurs de contenu et vérificateurs d’informations en IA. Seul l’humain dispose aujourd’hui des compétences pour garantir que le contenu généré par l'IAGen est exact, exempt de préjugés et réellement conforme à la marque et au ton de l'organisation.

Selon une enquête Bloomberry-Revealera citée par developpez.com, de novembre 2022 à février 2024, le nombre d’offres d’emploi concernant les chatbots a plus que doublé.