La garantie de la continuité des activités et le renforcement des capacités d’innovation grâce au numérique sont le pain quotidien des entreprises en cette période d’incertitude. Mais en toile de fond de ces préoccupations, les appréhensions cybersécuritaires profilent leur spectre inquiétant.

Lorsque les responsables informatiques et sécuritaires des entreprises, DSI et RSSI confondus, sont questionnés sur les capacités sécuritaires de leurs entreprises, les réponses sont sans équivoque : celle-ci est globalement insuffisante, voire inadaptée. Ce sont les résultats constatés par une enquête mondiale de Juniper Networks auprès de mille responsables informatiques (France, Allemagne, Israël, Italie, Royaume d’Arabie saoudite, Pays-Bas, EAU, Royaume-Uni et États-Unis).

« La sécurité des réseaux est un casse-tête permanent et croissant pour les équipes informatiques du monde entier, en particulier dans le climat actuel de travail à distance généralisé », conclut l’enquête. En France, 9 responsables IT français sur 10 déclarent que leur réseau actuel n’est pas vraiment adapté au nouveau monde. Ce sont, en effet, 89 % des responsables IT français qui estiment que la fiabilité et la performance de leurs réseaux devraient être améliorées.

Manque de temps et de moyens

Par manque de temps ou de vision, la sécurité ne bénéficie pas de l’attention qui devrait lui être consacrée. Selon les répondants français, près de la moitié du temps (48 %) des équipes informatiques françaises est consacré aux seuls efforts de maintenance du réseau plutôt qu’à la poursuite de l’innovation. De plus, 68 % déclarent que leur entreprise positionne la sécurité comme un centre de coûts plutôt que comme un actif générant de la valeur.

Cependant, après la survenance d’un problème, ces mêmes entreprises n’hésitent pas à mettre la main à la poche. Ainsi, 98 % des décideurs IT français ont déclaré avoir été obligés de dépenser de l’argent pour limiter l’impact d’une violation de leur infrastructure au cours des douze derniers mois, le coût moyen de ces dépenses étant d’environ 240 000 dollars en France, en dessous de la moyenne mondiale (276 000 dollars).

Alors, que faire ? Les décideurs français n’y vont pas par quatre chemins, ils déclarent à l’unanimité (100 %) qu’un réseau conscient des menaces apporterait des avantages à leur organisation.

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