Les organisations se tournent de plus en plus vers des implémentations multicloud pour de multiples raisons. Pour les équipes DevOps, il s’agit de tirer parti des avantages spécifiques à chaque provider.

Le multicloud est une réalité et même une priorité. C'est l'une des conclusions du rapport « Accelerate State of DevOps Report » de Google, plus précisément de l'équipe DevOps Research and Assessment (DORA) de Google Cloud.

Menée auprès de quelque 1 200 professionnels dans le monde, cette étude constate en effet qu’un quart privilégie le multicloud pour « tirer parti des avantages uniques de chaque fournisseur ».

La seconde raison est la disponibilité (22 %). Sans surprise, les répondants qui ont adopté plusieurs fournisseurs de cloud étaient 1,5 fois plus susceptibles d'atteindre ou de dépasser leurs objectifs de fiabilité.

« Tous les providers offrent des services de base en matière de calcul et de stockage, mais la meilleure façon de bâtir une entreprise de premier ordre est de tirer parti des meilleures caractéristiques du cloud computing » et de ne pas être pieds et poings liés avec un seul a expliqué Google dans un post annonçant son rapport.

« Cela suggère que lorsque les personnes interrogées choisissent un fournisseur supplémentaire, elles recherchent une différenciation entre leur provider actuel et les alternatives », notent les auteurs de ce rapport.

« Dans notre enquête, nous avons demandé aux professionnels où était hébergé leur principal service ou application. Sans surprise, l'utilisation du cloud public est en hausse. 56 % des répondants ont indiqué utiliser un cloud public (y compris plusieurs clouds publics), soit une augmentation de 5 % par rapport à 2019 », note Google.

Cette année, le géant américain a intégré des items sur l'utilisation multicloud. 21 % des répondants ont indiqué déployer des applications sur plusieurs clouds publics. La même proportion a indiqué ne pas utiliser le cloud, préférant leur datacenter ou une solution sur site. Enfin, un tiers déclare utiliser un cloud hybride et 29 % un cloud privé.

SRE et DevOps : le duo gagnant

Logiquement, les pratiques DevOps sont au cœur de ce rapport comme le montrent plusieurs enseignements. Ainsi, les entreprises les plus performantes se développent et continuent de placer la barre plus haut. Le DevOps, c’est bon pour le business !

Dans les organisations les plus performantes, 26 % des équipes ont réduit leurs délais de modification de la production. Les équipes continuent de déplacer les workloads vers le cloud et celles qui exploitent les cinq capacités du cloud constatent une augmentation des performances opérationnelles et de livraison de logiciels (SDO-software delivery and operational), ainsi que des performances organisationnelles.

Une bonne documentation est également essentielle à la mise en œuvre réussie des capacités DevOps. Pour la première fois, Google a mesuré la qualité de la documentation interne et les pratiques qui contribuent à cette qualité. Les équipes disposant d'une documentation de haute qualité sont mieux à même de mettre en œuvre les pratiques techniques et sont plus performantes.

Enfin, les équipes qui tirent parti des pratiques opérationnelles modernes (SRE-Site Reliability Engineering) signalent des performances opérationnelles plus élevées. Les équipes qui donnent la priorité à la fois à la livraison et à l'excellence opérationnelle font état des performances organisationnelles les plus élevées.

Compte tenu de l'augmentation significative des attaques malveillantes, ces dernières années, les organisations doivent passer des pratiques réactives à des mesures proactives, prévient Google. Les équipes qui intègrent des pratiques de DevOpsSec fournissent des logiciels plus rapidement et de façon plus fiable et sûre.

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