Après une enquête menée par l’Equal Employment Opportunity Commission (EEOC) ayant abouti à la rédaction d’un rapport sur la culture du harcèlement sexuel et de représailles contre les victimes sur les lieux de travail, Uber a accepté de payer une amende de 4.4 millions de dollars. L’enquête a fait ressortir qu’il existe des motifs raisonnables poussant à croire que de tels agissements existaient chez Uber, notamment sous la direction de son ancien PDG Travis Kalanick. Tony West, directeur juridique d’Uber, a ensuite déclaré être satisfait des résultats de l’enquête en affirmant, par ailleurs, qu’Uber travaille à ce qu’il existe une réelle équité entre les personnes au sein de l’entreprise.

Dans le détail, l’amende sera rétribuée aux personnes victimes de harcèlement sexuel ou de représailles depuis la date du 1er janvier 2014. La répartition de la contrepartie financière reviendra à l’EOOC. De plus, Uber a décidé d’identifier ses collaborateurs qui ont fait l’objet de plaintes de la part des victimes. Cet effort concerne aussi les gestionnaires qui n’ont pas pris d’initiatives à l’encontre des cas de harcèlement sexuel. Suite à cet accord entre Uber et l’EOOC, la société devra également se soumettre à la surveillance de l’ancien commissaire de l’agence, Fred Alvarez, pendant une période de trois ans. Victoria Lipnic, commissaire de l’EEOC, a déclaré que l’accord conclu avec Uber vise à contraindre l’entreprise à rendre des comptes en cas de harcèlement sexuel et de représailles envers les victimes. Un autre objectif est aussi celui de la mise en place de mesures efficaces contre ce phénomène. L’accord entre les parties prévoit aussi qu’un administrateur des réclamations soit nommé pour collecter les doléances d’anciennes collaboratrices d’Uber qui auraient, éventuellement, été victimes de harcèlement sexuel.

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