Dès mars prochain, Twitter va interdire les photos, vidéos et autres types de médias manipulés et truqués dans le but de tromper les utilisateurs, et qui présentent un risque élevé de sécurité. La nouvelle règle s’applique à tous les médias qui ont été altérés ou fabriqués. La liste peut comprendre tous les contenus coupés, fabriqués ou doublés dans l’optique d’en changer la signification. Dans tous les cas, cette décision concerne plus particulièrement les deepfakes, de même que les publications modifiées utilisant des technologies moins avancées. En plus de ces mesures d’interdiction de ces types de contenus, Twitter va aussi appliquer des étiquettes aux publications comme étant des « contenus manipulés ». Les utilisateurs seront ensuite redirigés vers un lien sur Moments Twitter sur lequel ils auront plus d’informations. Enfin, Twitter appliquera la même interdiction vis-à-vis des médias présentés comme véridiques, mais faux en réalité. L’action pourra aller jusqu’à la suppression de la publication, surtout si cette dernière présente des risques sur la sécurité publique ou pouvant porter de graves préjudices. Selon Twitter, la pornographie non consensuelle est le type de contenu modifié le plus courant diffusé sur la plateforme. La manipulation des sous-titres et les voix off peut aussi être considérée comme trompeuse. Par contre, une légende modifiée ne l’est pas, ni même des photos mal nommées.

L’année dernière, Twitter a déjà proposé une nouvelle politique contre les médias manipulés. La société avait préalablement consulté des experts universitaires. Pour juger du degré d’intention d'une publication de tromper, Twitter va analyser les informations, comme le texte qui accompagnent le tweet. En cas d’étiquetage, Twitter pourra ensuite afficher un drapeau ou un avertissement pour signifier qu’il s’agit d’un média manipulé. La plateforme pourrait également ne pas recommander la publication aux utilisateurs. Par contre, si une personne pense que son tweet a été injustement étiqueté, il aura la possibilité de faire appel de la décision.

Facebook et YouTube ont déjà appliqué des mesures de rétorsion contre les faux contenus. En général, ces plateformes de réseautage social redirigent leurs utilisateurs vers des sites de vérification des faits si elles détectent un potentiel contenu trompeur. Twitter a préféré accorder sa confiance en son propre outil : Moments Twitter.

À lire aussi Twitter peine à régler le problème de ciblage des annonces haineuses sur sa plateforme
PARTAGER
Photo du profil de Léa Faure
Journaliste IT, IT Social

AUCUN COMMENTAIRE