Les organisations cherchent à bénéficier de l’agilité commerciale offerte par la maîtrise de leurs données les plus critiques, en particulier en période de changement. D’après une étude réalisée en France pour le compte de Golem.ai, la startup spécialiste de l’analyse du langage, révèle qu’au sein des entreprises sein des entreprises, 92 % des CDO (Chief Data Officer) sont chargés de la gestion des données, tandis qu’elle est confiée à 66 % à des CIO (Chief Information Officer). L’enquête a été menée par internet et téléphone, via la plateforme SpokingPolls, du 23 août au 11 octobre 2021, auprès d’un échantillon de 102 professionnels (dont 48 CIO, 42 CDO et 12 Data analystes).

Selon 45 % des répondants, le rôle principal du CDO/CIO est de mettre en œuvre l’IA pour améliorer la productivité sur des tâches précises. Vient ensuite l’automatisation des processus. Cependant, ces professionnels de la donnée ne sont pas tous logés à la même enseigne au point de vue des moyens dont ils disposent. Si les CDO/CIO entendent utiliser les avantages apportés par l’IA, leur autonomie budgétaire pour déployer des projets d’IA est limitée. Seuls 3 % d’entre eux disposent d’un budget dédié à l’IA, 68 % sont soumis à l’approbation d’un processus budgétaire annuel et 30 % passent par le processus des achats.

La difficulté d’évaluer les données non structurées

Face aux données non structurées, qu’elles soient hébergées sur site, dans le cloud ou dans des infrastructures mixtes, les répondants ont exprimé la difficulté qu’ils ont pour les traiter. Un peu plus de la moitié des répondants (54 %) déclarent qu’il leur est techniquement impossible d’exploiter ce type de données. Seuls 25 % utilisent l’IA pour le faire et, plus étonnant, 21 % jugent les données non structurées hors de leur périmètre.

Les origines de ce déficit technique sont multiples. Pour 38 % des répondants, évaluer le potentiel et la pertinence des données non structurées est le premier obstacle. Viennent ensuite la validation de la qualité de ces données (27 %) puis la capacité à mieux les identifier (25 %).

« Si le CDO est indiscutablement la personne en charge des données dans l’entreprise, l’enquête nous enseigne que seuls 25 % utilisent l’IA pour traiter les données non structurées. Elle nous révèle aussi que la valeur ajoutée apportée aux métiers grâce au traitement des données via l’IA est distincte selon les CDO et le CIO. Les CDO pensent productivité en premier, là où les CIO pensent innovation », affirme Jean-Denis Garo, Head of marketing chez Golem.ai.

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