Bruno le Maire, le ministre français des finances, a déclaré mardi que la France et les États-Unis ont fixé un délai de deux semaines pour trouver un compromis concernant la taxe française sur les services numériques. Bruno le Maire devrait ensuite rencontrer Steve Mnuchin, le secrétaire américain au trésor, au forum économique mondial pour parler de l’accord avant la fin du mois de janvier. La France veut imposer une taxe de 3% sur les revenus des entreprises fournissant des services numériques à ses citoyens. En effet, les géants du numérique comme Google, Facebook et Amazon réalisent beaucoup de profits sur le territoire français. Toutefois, les entreprises technologiques américaines ont très peu de présence physique dans le pays et donc paient moins d’impôts.

Les États-Unis et les grandes entreprises de technologie américaines ont toujours été contre la mise en place de la taxe numérique par la France, car selon eux, cette initiative serait déraisonnable et discriminatoire. De plus, l’administration Trump a menacé d’imposer des taxes d’une valeur de 2,4 milliards de dollars sur les importations françaises (y compris les vins et les fromages) si la France s’entêtait à appliquer cette nouvelle taxe sur le numérique. Le prochain compromis sur la taxe numérique permettra de résoudre les conflits commerciaux entre la France et les États-Unis. Toutefois, si les Américains décident d’imposer leur tarif avant l’accord, la France a juré de riposter avec ses propres tarifs. Pour confirmer cette affirmation, Bruno le Maire a indiqué que « si les États-Unis décidaient d’imposer des sanctions commerciales contre l’UE sur la taxe française sur les services numériques, cela affecterait profondément et durablement les relations transatlantiques à un moment où nous devons rester unis ».

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