À l’approche des élections générales au Royaume-Uni, Facebook a fait une annonce qui confirme sa position actuelle vis-à-vis des publications mensongères à caractère politique. L'entreprise a déclaré que ces dernières ne bénéficieront pas de traitements particuliers, conformément aux réglementations du réseau social. Par cette déclaration, Facebook semble faire fi des nombreux appels à modérer davantage les publicités politiques mensongères. Pourtant, les prochaines élections administratives britanniques détermineront l’avenir du Brexit.

Facebook a néanmoins fait une petite concession à ceux qui contestent sa position, en déclarant que certains groupes politiques feront l’objet d’une surveillance accrue. C’est le cas de Leave.EU, un groupe pro-Brexit, impliqué dans le scandale financier du Cambridge Analytica en 2016. Jusqu’à maintenant, Facebook fait face à des critiques acerbes à cause de sa politique de modération des publicités politiques mensongères, jugée trop laxiste par certains. Ces dernières se font entendre de plus en plus à l’approche des présidentielles Américaines de 2020. Même les salariés de Facebook s’offusquent de la politique de l’entreprise sur le sujet. Certains de ses concurrents comme Twitter et TikTok ont décidé de bannir totalement les publicités politiques sur leurs plateformes. Pour sa part, Facebook ne bouge pas d'un iota, et continue de soutenir qu’il ne lui appartient pas de contrôler les annonces politiques.

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