Le New York Times a publié un article dans lequel il a réalisé une analyse approfondie du compte Twitter de Donald Trump, de même que les publications elles-mêmes. Le média américain a déclaré avoir étayé ses analyses sur la base d’interviews réalisés à la Maison Blanche et ceux d’employés de Twitter. L’article du New York Time s’intitule : « Comment Trump a remodelé la présidence dans plus de 11.000 tweets ». Il n’est pas encore sorti, mais quelques extraits viennent d’être dévoilés.

Selon l’enquête réalisée par le journal, le président américain a consacré plus de la moitié de ses publications sur Twitter pour des attaques personnelles visant une personne, des groupes ou une institution. 5889 sur les 11.000 répertoriés ont été utilisés à cet effet. La Maison Blanche aurait aussi tenté d’attribuer aux tweets présidentiels un délai de publication de 15 minutes, durant lequel des collaborateurs pourraient analyser le message avant de l’envoyer. Cette idée aurait été abandonnée par crainte de mauvaise réaction de la part du président et du public en cas de fuite. Donald Trump a tendance à envoyer ses messages le matin, avant l’arrivée de ses conseillers. La principale raison serait qu’il n’aimerait pas porter de lunettes devant ces derniers, nécessaires pour lire les messages. D’anciens salariés de Twitter ont aussi déclaré que les tweets du président font souvent l’objet de discussions lors des réunions internes. Selon eux, les publications du président atteignent souvent des records mondiaux au niveau des impressions. Le directeur des médias sociaux de la Maison Blanche, Dan Scavino, chargé de la rédaction des publications sur Twitter du président, évaluerait leur degré de virulence sur la base de l’échelle d'une sauce piquante. Ainsi, le président demanderait à son collaborateur de rédiger des versions douces, moyennes ou chaudes pour chaque message. C’est ensuite que Donald Trump choisit son préféré. Il préfèrerait les messages les plus incendiaires et demanderait souvent à son collaborateur d’ajouter plus de provocation. L’article souligne aussi que moins d’un cinquième des suiveurs de Donald Trump sur Twitter est constitué d’électeurs éligibles. Une autre étude réalisée par une entreprise a fait ressortir que le profil type de son électorat est plutôt blanc, âgé et masculin. Par ailleurs, un tiers de ses suiveurs (22 millions sur les 66 millions) ne disposent pas d’une photo de profil, ni d’un moyen quelconque d’identifier leur compte. Enfin, les messages de Donald Trump sont souvent émaillés de fautes d’orthographe. Elles seraient volontaires pour rendre les messages plus authentiques.

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