En 2015, SAP a donné dix ans aux entreprises pour migrer vers son nouvel ERP S/4 HANA. Aujourd’hui, nous sommes presque à la moitié du chemin. Pourtant, même si certains clients ont déjà basculé ou sont en train de le faire, les migrations sur la base installée ne sont pas aussi nombreuses qu’escomptées.

En effet, beaucoup de clients grands comptes n’ont pas encore migré et fonctionnent toujours avec SAP ECC. À l’heure actuelle, la plupart des entreprises qui ont déployé S/4 HANA sont des PME et de nouveaux clients, avec des projets de type « Green Field » plutôt que des montées de version.

Sur le territoire français, trois freins sont particulièrement présents :

1Des contraintes budgétaires qui retardent la migration

Les DSI ont un budget limité : ils doivent faire des choix en fonction des demandes métier. Le remplacement d’un système ERP back-office qui fonctionne bien n’est pas la priorité, les métiers étant plutôt orientés vers les initiatives autour du digital, de l’Internet des Objets (IoT), des Analytics ou du Machine Learning.

2Une trajectoire de migration complexe à établir

L’éditeur propose deux grands types de trajectoires à ses clients : ceux-ci peuvent déployer un nouveau système et migrer leurs données dessus, ou bien convertir leur système existant en réalisant la montée de version vers S/4 HANA.

L’inconvénient de la première approche, en mode Green Field, est qu’elle nécessite un accompagnement au changement important auprès des populations métiers. Avec la seconde trajectoire, les clients rencontrent des incertitudes sur ce que va devenir l’existant, ainsi que des enjeux plus techniques, liés à la durée de l’interruption des systèmes lors de la bascule.

Les métiers de la finance et du contrôle de gestion, qui ont généralement des processus bien standardisés, penchent plutôt vers l’approche Green Field. En revanche, d’autres domaines fonctionnels, notamment la logistique, la supply chain ou la prise de commande, s’appuient fréquemment sur des processus très fortement personnalisés, avec parfois jusqu’à 75% à 80% de spécifique. Quand ces développements spécifiques apportent une valeur ajoutée importante, ils veulent pouvoir les conserver. Dans ce contexte, il est souvent compliqué de trouver une trajectoire de migration qui satisfasse tout le monde.

3Un retour sur investissement (ROI) difficile à estimer

Le troisième frein réside dans la difficulté à établir un business case concret pour ce type de projet. Il existe des outils sur le marché qui permettent d’évaluer la rentabilité de la migration : tous montrent un ROI à plus ou moins long terme.

Néanmoins, ces estimations se basent surtout sur des modèles théoriques, car il y a peu de vrais retours d’expérience. Les résultats prêtent donc souvent à débat, donnant lieu à des batailles d’experts. Ceci est d’autant plus vrai qu’il n’y a pas deux clients qui utilisent SAP de la même façon : le ROI potentiel dépend donc beaucoup du contexte de chacun.

Inverser la démarche classique pour débloquer la situation

Face à cette situation, comment sortir de l’ornière ? Pour surmonter ces différents points bloquants, T-Systems conseille aux entreprises d’inverser l’approche classique. Celle-ci consiste à travailler d’abord sur le « pourquoi » avant de s’intéresser au « comment » : le problème est que ces discussions ne font pas avancer les choses, alors que c’est maintenant qu’il faut y aller.

En effet, un projet de type Green Field s’étale au minimum sur un an ou deux, voire davantage pour les très grands groupes. Un projet de conversion est beaucoup plus rapide, mais il faut tout de même compter entre 6 et 18 mois. Attendre le tout dernier moment, en 2024 est donc un calcul peu judicieux : les ressources des intégrateurs sont limitées, et accéder à ces ressources dans l’urgence sera nécessairement plus coûteux.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que S/4 HANA est une solution ouverte sur le monde digital, qui ouvre des opportunités autour de l’intelligence artificielle, de l’analyse prédictive ou encore de l’IoT. Cela a du sens d’y aller maintenant, pas seulement d’un point de vue pratique, mais aussi d’un point de vue métier. La migration est une vraie première étape pour transformer l’entreprise en entreprise numérique.

Trajectoire de migration : se baser sur des éléments concrets

En termes de trajectoire, T-Systems propose une approche simple et pragmatique : prenez une copie d’un de vos systèmes bac à sable, portez-le sur le cloud public, par exemple sur Open Telekom Cloud. Nous vous aidons à adapter le core model sur deux ou trois processus critiques. Ensuite, regardez avec quelques utilisateurs clés ce que devient votre code spécifique une fois celui-ci passé sur S/4 HANA, afin de prendre des décisions basées sur des éléments factuels. De cette façon, vous pouvez décider pour quelle fonctionnalité rester sur du spécifique et quand aller vers le standard, en vous basant sur une approche concrète. Cette approche permet de migrer en douceur, de manière silencieuse et transparente. L’impact sur les métiers est très faible.

Augmenter le ROI de la migration en passant sur le cloud

Concernant le business case, le premier argument mis en avant par l’éditeur est le fait que le changement de système va automatiquement améliorer la performance. C’est vrai dans beaucoup de cas, mais ce n’est pas systématique. Parfois, il faut agir sur d’autres éléments pour obtenir des gains mesurables : peut-être faut-il prévoir des formations, revoir l’organisation ou les processus. La solution technologique n’est qu’un élément parmi un ensemble de facteurs.

Pour accélérer le retour sur investissement de la migration, nous préconisons aux clients SAP de profiter du projet pour aller sur le cloud : les gains d’un passage au cloud sont démontrés, avec une réduction moyenne de 30% du coût total de possession (TCO) sur la partie hébergement et opérations. De cette façon, le projet S/4 HANA s’appuie sur un business case solide et établi.

Le cloud peut être public ou privé en fonction de vos besoins. En tant que partenaire de SAP, T-Systems propose une offre multi cloud ou dédiée avec des serveurs certifiés pour S/4 HANA, avec un paiement à l’usage. Nous nous appuyons sur le réseau de Deutsche Telecom, ce qui garantit à nos clients un haut niveau de performance et de sécurité. Ces derniers bénéficient aussi de notre ouverture au monde digital, avec de nombreux services en plus. Enfin, ils peuvent à tout moment faire du downscaling, pour diminuer les coûts si jamais leurs besoins de capacité diminuent.

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