Une enquête menée par Capterra (Gartner) dresse un état des lieux des startups françaises aujourd’hui. Les données de 1200 jeunes pousses ont été analysées, afin d’établir une carte interactive et un profil détaillé de ces entreprises.

La French Tech fait régulièrement la une des médias, la France se félicitant pour son écosystème dynamique, comptant plus de 10 000 startups début 2019. Mais derrière les stars du secteur, quelle est la réalité des jeunes pousses françaises aujourd’hui ? Une étude de Capterra, comparateur de logiciels pour entreprises rattaché au groupe Gartner, dresse une carte d’identité de ces entreprises. L’enquête s’appuie sur les données de 1200 startups, complétée par un sondage auprès de 140 entrepreneurs de cette nouvelle économie.

Premier constat : ces jeunes entreprises se concentrent dans quelques régions. Sans surprise, la métropole parisienne arrive largement en tête (51% des startups), suivie par la région Auvergne-Rhône-Alpes (11%) et l’Occitanie (7%).

Le secteur high tech prédomine

La répartition des secteurs d’activités est plus équilibrée, même si le secteur high tech est dominant. Le domaine le plus représenté est les technologies de l’informatique et de l’information (18 %), suivi des services aux entreprises (17%) et de l’électronique (9%). Notons néanmoins une percée des Biotech, avec 8% d’acteurs se positionnant sur ce secteur, suivi de la culture (6%), de la mode (5%) et de la restauration (5%), trois secteurs sur lesquels la France possède une identité forte et des acteurs de notoriété internationale.

Selon une précédente enquête menée par le Numa, les startups françaises travaillent à 38,8 % dans des domaines destinés au grand public (B2C). Le B2B2C (biens destinés à des professionnels ciblant les particuliers) et le B2B (commerce interentreprises) représentent quant à eux 29,6 % et 19,7 % du marché.

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Des fondateurs jeunes, diplômés, misant sur leur réseau

La création de startups reste majoritairement masculine. En effet, seuls 15 % des créateurs de startups sont des femmes. Le niveau d’étude est élevé : les entrepreneurs français ont généralement un master, un diplôme provenant d’une école de commerce ou encore d’une école d’ingénieur. Les autodidactes existent, mais restent une exception selon l’enquête.

La plupart des fondateurs commencent leur parcours entrepreneurial jeunes, souvent à la sortie de leurs études. 35% sont en effet âgés de 25 à 29 ans.

Le réseau est un élément clef : si les fondateurs s’associent, ils ne le font pas avec n’importe qui : plus d’une startup sur quatre (27 %) a été créée par un groupe d’amis, et presque une sur quatre (24 %) par des personnes qui se sont connus à l’école.

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Les dépenses liées aux ressources humaines en tête

Le capital moyen, tous secteurs confondus, s’élève à 147 172 €, un montant plus élevé sur les secteurs High Tech. Le budget initial des startups est principalement destiné aux ressources humaines : 36,5 % l’utilisent pour le recrutement et le paiement des salaires. Ces orientations expliquent aussi pourquoi ces entreprises ont un besoin vital de lever des fonds régulièrement.

Les principales difficultés rencontrées par ces jeunes pousses sont le manque de liquidités, pour 19% des répondants, suivi par le marketing : 17% disent en effet avoir des difficultés à faire la publicité de leur marque. Enfin, pour 12 % des interrogés, travailler avec un personnel réduit est un challenge de taille.

Priorité : trouver des clients pour générer du profit

Face à ces difficultés, la priorité de ces entreprises est de générer du chiffre d’affaire. 34 % des répondants placent ainsi la vente en tête de liste. L’avenir des startups dépend étroitement de leur capacité à trouver suffisamment de clients, la clef pour pérenniser leur modèle économique. Ensuite, leurs préoccupations rejoignent celles de beaucoup de PME : il s’agit de mettre en place et de finaliser les processus de l’entreprise pour 21 % des interrogés, et de gérer efficacement les ressources humaines et financières pour 19 % d’entre eux.

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Source : étude Capterra

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